EVANGILE de Jésus Christ selon JEAN

Le Nouveau Testament commenté

Chapitre 11 ~ Versets 1 à 57

Jésus ressuscite Lazare


Traduction Louis Segond 1910

1 Il y avait un homme malade, Lazare, de Béthanie, village de Marie et de Marthe, sa soeur.

2 C'était cette Marie qui oignit de parfum le Seigneur et qui lui essuya les pieds avec ses cheveux, et c'était son frère Lazare qui était malade.

3 Les soeurs envoyèrent dire à Jésus : Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade.

4 Après avoir entendu cela, Jésus dit : Cette maladie n'est point à la mort ; mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle.

5 Or, Jésus aimait Marthe, et sa soeur, et Lazare.

6 Lors donc qu'il eut appris que Lazare était malade, il resta deux jours encore dans le lieu où il était,

7 et il dit ensuite aux disciples : Retournons en Judée.

8 Les disciples lui dirent : Rabbi, les Juifs tout récemment cherchaient à te lapider, et tu retournes en Judée !

9 Jésus répondit : N'y a-t-il pas douze heures au jour ? Si quelqu'un marche pendant le jour, il ne bronche point, parce qu'il voit la lumière de ce monde ;

10 mais, si quelqu'un marche pendant la nuit, il bronche, parce que la lumière n'est pas en lui.

11 Après ces paroles, il leur dit : Lazare, notre ami, dort ; mais je vais le réveiller.

12 Les disciples lui dirent : Seigneur, s'il dort, il sera guéri.

13 Jésus avait parlé de sa mort, mais ils crurent qu'il parlait de l'assoupissement du sommeil.

14 Alors Jésus leur dit ouvertement : Lazare est mort.

15 Et, à cause de vous, afin que vous croyiez, je me réjouis de ce que je n'étais pas là. Mais allons vers lui.

16 Sur quoi Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples : Allons aussi, afin de mourir avec lui.

17 Jésus, étant arrivé, trouva que Lazare était déjà depuis quatre jours dans le sépulcre.

18 Et, comme Béthanie était près de Jérusalem, à quinze stades environ,

19 beaucoup de Juifs étaient venus vers Marthe et Marie, pour les consoler de la mort de leur frère.

20 Lorsque Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla au-devant de lui, tandis que Marie se tenait assise à la maison.

21 Marthe dit à Jésus : Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort.

22 Mais, maintenant même, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l'accordera.

23 Jésus lui dit : Ton frère ressuscitera.

24 Je sais, lui répondit Marthe, qu'il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour.

25 Jésus lui dit : Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ;

26 et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ?

27 Elle lui dit : Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui devait venir dans le monde.

28 Ayant ainsi parlé, elle s'en alla. Puis elle appela secrètement Marie, sa soeur, et lui dit : Le maître est ici, et il te demande.

29 Dès que Marie eut entendu, elle se leva promptement, et alla vers lui.

30 Car Jésus n'était pas encore entré dans le village, mais il était dans le lieu où Marthe l'avait rencontré.

31 Les Juifs qui étaient avec Marie dans la maison et qui la consolaient, l'ayant vue se lever promptement et sortir, la suivirent, disant : Elle va au sépulcre, pour y pleurer.

32 Lorsque Marie fut arrivée là où était Jésus, et qu'elle le vit, elle tomba à ses pieds, et lui dit : Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort.

33 Jésus, la voyant pleurer, elle et les Juifs qui étaient venus avec elle, frémit en son esprit, et fut tout ému.

34 Et il dit : Où l'avez-vous mis ? Seigneur, lui répondirent-ils, viens et vois.

35 Jésus pleura.

36 Sur quoi les Juifs dirent : Voyez comme il l'aimait.

37 Et quelques-uns d'entre eux dirent : Lui qui a ouvert les yeux de l'aveugle, ne pouvait-il pas faire aussi que cet homme ne mourût point ?

38 Jésus frémissant de nouveau en lui-même, se rendit au sépulcre. C'était une grotte, et une pierre était placée devant.

39 Jésus dit : Otez la pierre. Marthe, la soeur du mort, lui dit : Seigneur, il sent déjà, car il y a quatre jours qu'il est là.

40 Jésus lui dit : Ne t'ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ?

41 Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut, et dit : Père, je te rends grâces de ce que tu m'as exaucé.

42 Pour moi, je savais que tu m'exauces toujours ; mais j'ai parlé à cause de la foule qui m'entoure, afin qu'ils croient que c'est toi qui m'as envoyé.

43 Ayant dit cela, il cria d'une voix forte : Lazare, sors !

44 Et le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandes, et le visage enveloppé d'un linge. Jésus leur dit : Déliez-le, et laissez-le aller.

45 Plusieurs des Juifs qui étaient venus vers Marie, et qui virent ce que fit Jésus, crurent en lui.

46 Mais quelques-uns d'entre eux allèrent trouver les pharisiens, et leur dirent ce que Jésus avait fait.

47 Alors les principaux sacrificateurs et les pharisiens assemblèrent le sanhédrin, et dirent : Que ferons-nous ? Car cet homme fait beaucoup de miracles.

48 Si nous le laissons faire, tous croiront en lui, et les Romains viendront détruire et notre ville et notre nation.

49 L'un d'eux, Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là, leur dit : Vous n'y entendez rien ;

50 vous ne réfléchissez pas qu'il est dans votre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple, et que la nation entière ne périsse pas.

51 Or, il ne dit pas cela de lui-même ; mais étant souverain sacrificateur cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation.

52 Et ce n'était pas pour la nation seulement ; c'était aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu dispersés.

53 Dès ce jour, ils résolurent de le faire mourir.

54 C'est pourquoi Jésus ne se montra plus ouvertement parmi les Juifs ; mais il se retira dans la contrée voisine du désert, dans une ville appelée Ephraïm ; et là il demeurait avec ses disciples.

55 La Pâque des Juifs était proche. Et beaucoup de gens du pays montèrent à Jérusalem avant la Pâque, pour se purifier.

56 Ils cherchaient Jésus, et ils se disaient les uns aux autres dans le temple : Que vous en semble ? Ne viendra-t-il pas à la fête ?

57 Or, les principaux sacrificateurs et les pharisiens avaient donné l'ordre que, si quelqu'un savait où il était, il le déclarât, afin qu'on se saisît de lui.

Nouvelle traduction de la Bible

1. Il y avait un malade, Lazare, de Béthanie, village de Marie et de Marthe, sa sœur.

2. C’était Marie qui avait oint le Seigneur de parfum et avait essuyé Ses pieds avec ses cheveux. C’était Lazare, son frère, qui était malade.

3. Les sœurs envoyèrent dire à Jésus : Seigneur, celui que tu aimes est malade.

4. En entendant cela, Jésus dit : Cette maladie ne conduit pas à la mort, mais elle vise à la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit ainsi glorifié.

5. Jésus aimait Marthe, ainsi que sa sœur et Lazare.

6. Quand Il apprit qu'il était malade, Il resta en fait deux jours dans le lieu où Il se trouvait.

7. Puis Il dit aux disciples : Retournons en Judée.

8. Les disciples Lui dirent : Rabbi, tout récemment les Juifs cherchaient à te lapider, et tu retournes là-bas ?

9. Jésus répondit : Un jour n’a-t-il pas douze heures ? Si quelqu’un marche de jour, il ne trébuche pas parce qu’il voit la lumière de ce monde.

10. Mais si quelqu’un marche de nuit, il trébuche parce que la lumière n’est pas en lui.

11. Sur ces mots, Il leur dit : Lazare, notre ami, est endormi, mais je vais pour le réveiller.

12. Les disciples Lui dirent alors : Seigneur, s’il s'est endormi, il sera sauvé.

13. Jésus avait parlé de sa mort. Mais ils pensaient qu’Il parlait de l’assoupissement du sommeil.

14. Alors Jésus leur dit franchement : Lazare est mort.

15. Et je me réjouis à cause de vous. Ainsi vous croirez, parce que je n’étais pas là. Mais allons chez lui.

16. Alors Thomas, appelé Didyme, dit aux condisciples : Allons aussi, afin de mourir avec lui.

17. Jésus s'y rendit et le trouva au tombeau depuis quatre jours déjà.

18. Béthanie était proche de Jérusalem, de quinze stades environ.

19. De nombreux Juifs étaient venus auprès de Marthe et Marie pour les consoler au sujet de leur frère.

20. Aussi, lorsque Marthe entendit que Jésus arrivait, elle vint à Sa rencontre. Marie, par contre, était assise dans la maison.

21. Marthe dit alors à Jésus : Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort

22. Mais je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te le donnera.

23. Jésus lui dit : Ton frère ressuscitera !

24. Marthe Lui dit : Je sais qu'il ressuscitera lors de la résurrection, au dernier jour.

25. Jésus lui dit : Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il est mort, vivra !

26. Et quiconque vit et croit en moi ne restera pas éternellement mort. Crois-tu cela ?

27. Elle Lui dit : Oui Seigneur. Moi je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu venu dans le monde.

28. Après avoir dit cela, elle s'éloigna appeler discrètement Marie, sa sœur, en disant : Le maître est là. Il t'appelle.

29. Elle l'écouta, se leva rapidement et alla vers Lui.

30. Jésus n'était pas encore entré dans le village et se trouvait encore à l'endroit où Marthe L'avait rencontré.

31. Aussi les Juifs qui étaient avec elle dans la maison pour la consoler, en voyant Marie se lever soudain pour sortir, l'accompagnèrent, pensant qu'elle allait au tombeau pour y pleurer.

32. Quand Marie arriva là où était Jésus, en Le voyant, elle tomba à Ses pieds, et Lui dit : Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.

33. Jésus, en la voyant pleurer, ainsi que les Juifs qui pleuraient avec elle, ressentit une forte émotion et Il se troubla.

34. Et il dit : Où l’avez-vous mis ? Ils Lui dirent : Seigneur, viens et vois.

35. Jésus pleura.

36. Les Juifs dirent alors : Voyez comme il l'aimait !

37. Certains d'entre eux dirent : Celui qui a rendu la vue à l'aveugle, ne pouvait-il ausi faire en sorte que celui-ci ne meure pas ?

38. Alors Jésus, de nouveau profondément ému, s'approcha du tombeau. C'était une cavité avec une pierre placée à l'entrée.

39. Jésus dit : Enlevez la pierre ! Marthe, la sœur du défunt, Lui dit : Seigneur, il sent déjà, car c'est le quatrième ...

40. Jésus lui dit : Ne t'ai-je pas dit que si tu crois tu verras la gloire de Dieu ?

41. Ils enlevèrent la pierre. Jésus leva les yeux au ciel et dit : Père, je te rends grâce car tu m'as écouté.

42. Moi, je savais que tu m'écoutes toujours, mais j'ai parlé à cause de cette foule qui se tient autour, afin qu'ils croient que Tu m'as envoyé.

43. Après avoir dit cela, Il cria d'une voix forte : Lazare, viens dehors !

44. Celui qui était mort sortit, avec les pieds attachés et des bandelettes aux mains, son visage était enveloppé par un suaire. Jésus leur dit : Déliez-le et laissez-le aller !

45. Parmi les Juifs qui étaient venus chez Marie et avaient vu ce qu'Il fit, nombreux furent ceux qui crurent en Lui.

46. Certains d'entre eux s'en allèrent chez les Pharisiens et leur dirent ce que Jésus avait fait.

47. Les grands-prêtres et les Pharisiens réunirent alors le Sanhédrin et dirent : Qu'allons-nous faire ? Car cet homme accomplit de nombreux signes.

48. Si nous le laissons faire, tous croiront en lui. Les Romains viendront, nous ferons disparaître ainsi que notre lieu et la nation.

49. Caïphe, l'un d'entre eux, qui était grand-prêtre cette année-là, leur dit : Vous ne comprenez pas.

50. Calculez donc qu'il est avantageux, pour vous, qu'un seul homme meure pour le peuple afin que la nation entière ne périsse.

51. Il ne disait pas cela de lui-même, mais comme il était grand-prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation.

52. Et non seulement pour la nation, mais afin qu'Il réunisse les enfants de Dieu qui ont été dispersés.

53. A compter de ce jour, ils décidèrent de Le tuer.

54. Aussi Jésus ne circula plus en public parmi les Juifs mais Il s'écarta de là pour une région proche du désert, dans une ville nommée Ephraïm. Il y demeura avec les disciples.

55. La Pâque des Juifs était proche et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem, avant la Pâque, afin de se purifier.

56. Ils cherchaient Jésus et, dans le temple où ils se tenaient, se disaient entre eux : Qu'en pensez-vous ? Il ne viendra sûrement pas à la fête ?

57. Les grands-prêtres et les Pharisiens avaient donné des ordres : si quelqu'un savait où Il était, qu'il Le dénonce afin qu'on se saisisse de Lui.

Allez jusqu'au bout de l'Evangile !

Commentaires et annotations

11.1 à 11.44 : Jésus ressuscite Lazare
Jésus affirme qu'il est en son pouvoir de réveiller Lazare qui était mort. Mais Thomas, qui ne l'a pas compris, interprète à tort les paroles de Jésus en s'imaginant que celui-ci les appelle à venir mourir avec Lui.

Le surnom de Thomas, "Didyme", signifie le "jumeau".

On peut donc supposer qu'il avait au moins un frère, ou une sœur.

Mais le seul "double" de Thomas que nous connaissons n'est qu'une réplique de lui-même.

Tout comme il ne croyait pas à la résurrection de Lazare, il ne croit pas, ensuite, en celle de Jésus.

C'est ce que Jean nous relate vers la fin de son témoignage :

« Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur. Il leur répondit : Si je ne vois pas la marque des clous dans ses mains afin de mettre mon doigt dans la marque des clous, si je ne place pas ma main dans son côté, je ne croirai pas. » (Jean 20.25)

Thomas finira par croire, et Jésus proclamera : « Parce que tu m'as vu, tu as cru ? Heureux ceux qui ont cru sans avoir vu ! » (Jean 20.29)

A qui ressemblons-nous ?

Sommes-nous des jumeaux de Thomas, exigeant de voir pour croire ... et risquant ainsi de mourir dans l'ignorance ?

Sommes-nous de ces idolâtres qui ont besoin de toucher ou de contempler des images, des statues ou des reliques pour matérialiser leur foi ?

Ou sommes-nous "Heureux", capables de croire sans voir, par la seule puissance de la foi ?

Jésus nous enseigne par ailleurs : « Dieu est esprit, et ceux qui l'adorent doivent adorer en esprit et en vérité. » (Jean 4.24)

Adorer en esprit, croire sans voir, c'est un des fondements de la foi chrétienne ... mais également du judaïsme.

Parmi les commandements donnés à Moïse, figure celui-ci :

« Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. » (Exode 20.4)

La foi doit se vivre à l'intérieur de soi.

N'est-il pas écrit d'autre part : « La foi est la garantie des biens que l'on espère, la démonstration des réalités invisibles. » (Hébreux 11.1)

Il est écrit au verset 35 que « Jésus pleura. »

Toute l'humanité de Jésus est résumée dans ce verset ... à moins que ce ne soit toute Sa divinité au travers d'une compassion sans limite.

Mot à mot, le texte grec du verset 33 signifie :

« Jésus fut violemment ému en esprit et se troubla ».

Dans d'autres passages de l'Evangile, une expression est parfois employée qui signifie en grec "être ému aux entrailles".

Tout ceci nous révèle la profondeur de la compassion de notre Sauveur.

N'avons-nous pas été conçus à l'image de ce Dieu capable de tant d'amour, de sentiments et d'émotion ?

On considère d'ordinaire qu'il est humain de pleurer et d'exprimer ainsi sa faiblesse.

Mais il est aussi divin de pleurer et d'exprimer ainsi son amour. Devant le tombeau de Lazare, Jésus pleure.

Ce n'est pas la peine qui L'accable car Il sait que Lazare va revivre.

Jésus est solidaire de ceux qui souffrent, Il vit leur souffrance, Il va la porter jusqu'à la croix.

La compassion est un phénomène qui peut surgir à tout moment et nous dépasse ...

Lorsqu'elle s'empare de nous, est-ce nous qui pleurons, ou est-ce le Saint-Esprit de Dieu qui nous remplit au point de déborder de larmes et d'être "violemment ému en esprit" ... comme Jésus ?

11.45 à 11.57 : Le complot contre Jésus
(Passages parallèles en Matthieu 26.1-5 et Marc 14.1-2 et Luc 22.1-2)

L'Evangile selon Jean apporte une explication au complot contre Jésus qui ne figure pas dans les trois Evangiles synoptiques.

Jésus venait de ressusciter Lazare, et cet évènement tout à fait inouï aurait dû convaincre les autorités qu'Il incarnait la puissance de Dieu.

Mais il n'en fut rien.

Les chefs Juifs avaient d'autres préoccupations : collaborer en paix avec les autorités romaines.

Maintenir Jésus en vie, c'était prendre le risque que les Romains s'inquiètent à leur tour de la montée en puissance de ce leader charismatique.

Et le grand-prêtre Caïphe prononça cette mise en garde :

« Calculez donc qu'il est avantageux, pour vous, qu'un seul homme meure pour le peuple afin que la nation entière ne périsse. » (verset 50)

Leurs motivations relevaient de la stratégie politique et non de quelconques considérations religieuses.

Sur cette terre, tout n'est qu'affaire de pouvoir temporel.

L'auteur de l'Evangile en est bien conscient, mais il ajoute cette phrase :

« Et non seulement pour la nation, mais afin qu'Il réunisse les enfants de Dieu qui ont été dispersés. » (verset 52)

En ceci, il dépasse les considérations humaines et se projette dans le futur, bien au-delà du seul peuple Juif, en sachant que la mort de Jésus permettrait de sauver une multitude d'hommes et de femmes de toutes nations.

Pour sa part, l'état Juif n'allait pas subsister bien longtemps après la mort de Jésus.

Jérusalem sera mise à sac en l'an 70, le temple détruit, les habitants déportés comme esclaves.

L'empire Romain s'effondrera à son tour 400 ans plus tard.

Pendant 19 siècles, la prophétie de Jean s'est manifestée par la conversion de centaines de millions au christianisme.

Mais Jésus n'a pas encore fini de réunir les enfants de Dieu.

Après 1878 années de dispersion, les Juifs ont refondé une nation en Israël en 1948.

Pourtant, bien peu ont reconnu ou reconnaissent Jésus comme Messie.

La prophétie de Jean n'est donc pas arrivée à son terme. Elle trouvera son plein accomplissement non avec le retour physique du peuple Juif en Israël mais par son retour spirituel auprès de Dieu.

« Or, si leur faute a fait la richesse du monde, et leur échec la richesse des païens, quelle plénitude à venir pour eux ! » (Romains 11.12)

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