EVANGILE de Jésus Christ selon JEAN

Le Nouveau Testament commenté

Chapitre 6 ~ Versets 1 à 71

Jésus : le pain de vie


Traduction Louis Segond 1910

1 Après cela, Jésus s'en alla de l'autre côté de la mer de Galilée, de Tibériade.

2 Une grande foule le suivait, parce qu'elle voyait les miracles qu'il opérait sur les malades.

3 Jésus monta sur la montagne, et là il s'assit avec ses disciples.

4 Or, la Pâque était proche, la fête des Juifs.

5 Ayant levé les yeux, et voyant qu'une grande foule venait à lui, Jésus dit à Philippe : Où achèterons-nous des pains, pour que ces gens aient à manger ?

6 Il disait cela pour l'éprouver, car il savait ce qu'il allait faire.

7 Philippe lui répondit : Les pains qu'on aurait pour deux cents deniers ne suffiraient pas pour que chacun en reçût un peu.

8 Un de ses disciples, André, frère de Simon Pierre, lui dit :

9 Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons ; mais qu'est-ce que cela pour tant de gens ?

10 Jésus dit : Faites-les asseoir. Il y avait dans ce lieu beaucoup d'herbe. Ils s'assirent donc, au nombre d'environ cinq mille hommes.

11 Jésus prit les pains, rendit grâces, et les distribua à ceux qui étaient assis ; il leur donna de même des poissons, autant qu'ils en voulurent.

12 Lorsqu'ils furent rassasiés, il dit à ses disciples : Ramassez les morceaux qui restent, afin que rien ne se perde.

13 Ils les ramassèrent donc, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restèrent des cinq pains d'orge, après que tous eurent mangé.

14 Ces gens, ayant vu le miracle que Jésus avait fait, disaient : Celui-ci est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde.

15 Et Jésus, sachant qu'ils allaient venir l'enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, lui seul.

16 Quand le soir fut venu, ses disciples descendirent au bord de la mer.

17 Etant montés dans une barque, ils traversaient la mer pour se rendre à Capernaüm. Il faisait déjà nuit, et Jésus ne les avait pas encore rejoints.

18 Il soufflait un grand vent, et la mer était agitée.

19 Après avoir ramé environ vingt-cinq ou trente stades, ils virent Jésus marchant sur la mer et s'approchant de la barque. Et ils eurent peur.

20 Mais Jésus leur dit : C'est moi ; n'ayez pas peur !

21 Ils voulaient donc le prendre dans la barque, et aussitôt la barque aborda au lieu où ils allaient.

22 La foule qui était restée de l'autre côté de la mer avait remarqué qu'il ne se trouvait là qu'une seule barque, et que Jésus n'était pas monté dans cette barque avec ses disciples, mais qu'ils étaient partis seuls.

23 Le lendemain, comme d'autres barques étaient arrivées de Tibériade près du lieu où ils avaient mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâces,

24 les gens de la foule, ayant vu que ni Jésus ni ses disciples n'étaient là, montèrent eux-mêmes dans ces barques et allèrent à Capernaüm à la recherche de Jésus.

25 Et l'ayant trouvé au delà de la mer, ils lui dirent : Rabbi, quand es-tu venu ici ?

26 Jésus leur répondit : En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous avez mangé des pains et que vous avez été rassasiés.

27 Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle, et que le Fils de l'homme vous donnera ; car c'est lui que le Père, que Dieu a marqué de son sceau.

28 Ils lui dirent : Que devons-nous faire, pour faire les oeuvres de Dieu ?

29 Jésus leur répondit : L'oeuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé.

30 Quel miracle fais-tu donc, lui dirent-ils, afin que nous le voyions, et que nous croyions en toi ? Que fais-tu ?

31 Nos pères ont mangé la manne dans le désert, selon ce qui est écrit : « Il leur donna le pain du ciel à manger ».

32 Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, Moïse ne vous a pas donné le pain du ciel, mais mon Père vous donne le vrai pain du ciel ;

33 car le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde.

34 Ils lui dirent : Seigneur, donne-nous toujours ce pain.

35 Jésus leur dit : Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n'aura jamais faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif.

36 Mais, je vous l'ai dit, vous m'avez vu, et vous ne croyez point.

37 Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi ;

38 car je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé.

39 Or, la volonté de celui qui m'a envoyé, c'est que je ne perde rien de tout ce qu'il m'a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour.

40 La volonté de mon Père, c'est que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour.

41 Les Juifs murmuraient à son sujet, parce qu'il avait dit : Je suis le pain qui est descendu du ciel.

42 Et ils disaient : N'est-ce pas là Jésus, le fils de Joseph, celui dont nous connaissons le père et la mère ? Comment donc dit-il : "Je suis descendu du ciel ?"

43 Jésus leur répondit : Ne murmurez pas entre vous.

44 Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire ; et je le ressusciterai au dernier jour.

45 Il est écrit dans les prophètes : « Ils seront tous enseignés de Dieu ». Ainsi quiconque a entendu le Père et a reçu son enseignement vient à moi.

46 C'est que nul n'a vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu ; celui-là a vu le Père.

47 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi a la vie éternelle.

48 Je suis le pain de vie.

49 Vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts.

50 C'est ici le pain qui descend du ciel, afin que celui qui en mange ne meure point.

51 Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c'est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde.

52 Là-dessus, les Juifs disputaient entre eux, disant : Comment peut-il nous donner sa chair à manger ?

53 Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez son sang, vous n'avez point la vie en vous-mêmes.

54 Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour.

55 Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage.

56 Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui.

57 Comme le Père qui est vivant m'a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi.

58 C'est ici le pain qui est descendu du ciel. Il n'en est pas comme de vos pères qui ont mangé la manne et qui sont morts : celui qui mange ce pain vivra éternellement.

59 Jésus dit ces choses dans la synagogue, enseignant à Capernaüm.

60 Plusieurs de ses disciples, après l'avoir entendu, dirent : Cette parole est dure ; qui peut l'écouter ?

61 Jésus, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce sujet, leur dit : Cela vous scandalise-t-il ?

62 Et si vous voyez le Fils de l'homme monter où il était auparavant ?...

63 C'est l'esprit qui vivifie ; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie.

64 Mais il en est parmi vous quelques-uns qui ne croient point. Car Jésus savait dès le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient point, et qui était celui qui le livrerait.

65 Et il ajouta : C'est pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, si cela ne lui a été donné par le Père.

66 Dès ce moment, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils n'allaient plus avec lui.

67 Jésus donc dit aux douze : Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller ?

68 Simon Pierre lui répondit : Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle.

69 Et nous avons cru et nous avons connu que tu es le Christ, le Saint de Dieu.

70 Jésus leur répondit : N'est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les douze ? Et l'un de vous est un démon !

71 Il parlait de Judas Iscariot, fils de Simon ; car c'était lui qui devait le livrer, lui, l'un des douze.

Nouvelle traduction de la Bible

1. Après cela, Jésus s’en alla de l’autre côté de la mer de Galilée (ou de Tibériade).

2. Une grande foule Le suivait, admirative devant les signes qu’Il opérait sur les malades.

3. Jésus gravit la montagne et là, Il s’assit avec Ses disciples.

4. La Pâque, la fête des Juifs était proche.

5. Il leva les yeux et vit qu’une grande foule venait vers Lui. Jésus dit à Philippe : Où achèterons-nous des pains afin qu'ils mangent ?

6. Il disait cela pour l’éprouver, car Il savait ce qu’Il allait faire.

7. Philippe Lui répondit : Deux cents deniers de pain ne suffiraient pas pour que chacun en reçoive un peu.

8. Un de Ses disciples, André, le frère de Simon Pierre, Lui dit :

9. Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons. Mais qu’est-ce que cela pour tant de gens ?

10. Jésus dit : Faites-les s'installer. Il y avait beaucoup d’herbe en ce lieu. Ils s’installèrent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes.

11. Jésus prit alors les pains, rendit grâces, et les partagea entre les convives. Il fit de même pour les poissons. Il y en eut autant qu’ils en voulaient.

12. Lorsqu’ils furent rassasiés, Il dit à Ses disciples : Rassemblez les morceaux qui restent, afin que rien ne soit perdu.

13. Ils les rassemblèrent donc et remplirent douze paniers avec les morceaux qui restaient des cinq pains d’orge, après avoir mangé.

14. Les gens, ayant vu le signe qu'Il venait d'opérer, disaient qu'Il était vraiment le prophète qui devait venir dans le monde.

15. Jésus, sachant qu'ils allaient venir L'enlever pour Le faire roi, se retira de nouveau dans la montagne, seul.

16. Le soir venu, Ses disciples descendirent près de la mer.

17. Ils embarquèrent pour passer de l'autre côté de la mer, à Capharnaüm. L'obscurité s'était installée et Jésus ne les avait pas encore rejoints.

18. La mer était agitée par un vent qui soufflait fort.

19. Ils avaient avancé environ vingt-cinq à trente stades quand ils virent Jésus qui marchait sur la mer et s'approchait de la barque. Ils eurent peur.

20. Mais Il leur dit : C'est moi, soyez sans crainte !

21. Ils voulurent Le prendre dans la barque mais aussitôt, la barque toucha terre là où ils allaient.

22. Le lendemain, la foule qui se tenait là, de l'autre côté de la mer, vit qu'il n'y avait eu qu'une seule barque, et que Jésus n'avait pas embarqué avec Ses disciples dans celle-ci. Ses disciples étaient partis seuls.

23. D'autres barques arrivèrent de Tibériade, près du lieu où ils avaient mangé le pain, où le Seigneur avait rendu grâce.

24. Quand la foule s'aperçut que ni Jésus, ni Ses disciples, étaient là, les gens montèrent dans les barques et allèrent rechercher Jésus à Capharnaüm.

25. Ils le trouvèrent de l'autre côté de la mer et ils Lui dirent : Rabbi, quand es-tu venu ici ?

26. Jésus leur répondit : Oui, à vrai dire, vous me cherchez non à cause des signes que vous avez vus, mais pour les pains que vous avez mangés et qui vous ont rassasiés.

27. Agissez non pour la nourriture périssable, mais pour la nourriture qui demeurera dans la vie éternelle, celle que le Fils de l'homme vous donnera. Car c'est lui que le Père a marqué de son sceau.

28. Alors, ils Lui dirent : Que faut-il faire pour travailler aux œuvres de Dieu ?

29. Jésus leur répondit : L'œuvre de Dieu, c'est de croire en celui qu'il a envoyé.

30. Ils Lui dirent alors : Quel signe fais-tu donc pour que nous voyions et croyions en toi ? A quoi travailles-tu ?

31. Nos pères ont mangé la manne dans le désert ainsi qu'il est écrit : « Il leur a donné à manger le pain venu du ciel ».

32. Jésus leur dit : Oui, à vrai dire, Moïse ne vous a pas donné le pain du ciel, car mon Père vous donne le véritable pain du ciel.

33. En effet, le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et donne la vie au monde.

34. Ils Lui dirent : Seigneur, donne-nous toujours de ce pain.

35. Jésus leur dit : Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif.

36. Comme je vous l’ai dit, vous m’avez vu et vous ne croyez pas.

37. Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et je ne rejetterai sûrement pas celui qui vient à moi.

38. Car je suis descendu du ciel, non pour faire ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé.

39. Or la volonté de celui qui m’a envoyé, c’est de ne perde aucun de tous ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour.

40. C'est la volonté de mon Père : que quiconque voit le Fils, et croit en lui, ait la vie éternelle. Et moi, je le ressusciterai au dernier jour.

41. Alors les Juifs murmurèrent à Son sujet parce qu'Il avait dit : Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel.

42. Ils disaient aussi : N'est-ce pas Jésus, le fils de Joseph ? Nous en connaissons le père et la mère. Comment peut-il dire maintenant : "Je suis descendu du ciel" ?

43. Jésus leur dit en réponse : Ne murmurez pas entre vous.

44. Personne ne peut venir à moi sans que le Père qui m'a envoyé ne l'attire. Et moi, je le ressusciterai au dernier jour.

45. Il est écrit dans les Prophètes : « Ils seront tous enseignés par Dieu ». Quiconque ayant écouté et appris auprès du Père vient à moi.

46. Personne n'a vu le Père, sinon celui qui est auprès de Dieu. Lui a vu le Père.

47. Oui, à vrai dire, celui qui croit a la vie éternelle.

48. Moi, je suis le pain de vie.

49. Vos pères ont mangé la manne dans le désert et ils sont morts.

50. Il est ici, le pain qui descend du ciel, afin que celui qui en mange ne meure pas.

51. Moi, je suis le pain vivant descendu du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Et le pain que je donnerai, c'est ma chair, pour que le monde vive.

52. Les Juifs discutèrent avec virulence entre eux en disant : Comment celui-ci peut-il nous donner sa chair à manger ?

53. Aussi, Jésus leur dit : Oui, à vrai dire, si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme et ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous.

54. Celui qui consomme ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.

55. Car ma chair est une vraie nourriture et mon sang une vraie boisson.

56. Celui qui consomme ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui.

57. Comme le Père qui est vivant m'a envoyé, et puisque je vis par le Père, celui qui me consomme vivra aussi par moi.

58. Il est ici, le pain descendu du ciel, non comme celui que les pères ont mangé et eux sont morts. Celui qui consomme ce pain vivra pour l'éternité.

59. Il dit cela dans une synagogue où Il enseignait à Capharnaüm.

60. Plusieurs de Ses disciples, l’ayant entendu, dirent : Cette parole est dure ! Qui peut l’écouter ?

61. Jésus savait en Lui-même que Ses disciples murmuraient à ce sujet. Il leur dit : Cela vous scandalise ?

62. Et si vous voyiez le Fils de l’homme monter où il était auparavant ?

63. C’est l’Esprit qui vivifie, la chair ne sert à rien. Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie.

64. Mais certains parmi vous ne croient pas. Jésus savait dès le début qui étaient les incrédules, et qui était celui qui devrait Le livrer.

65. Et Il dit : C’est pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi si cela ne lui a été donné par le Père.

66. Après cela, de nombreux disciples se retirèrent et ne marchèrent plus à Ses côtés.

67. Jésus dit alors aux douze : Et vous, vous ne voulez pas aussi vous retirer ?

68. Simon Pierre Lui répondit : Seigneur, avec qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle.

69. Et nous, nous avons cru, et nous avons connu que tu es le Saint de Dieu.

70. Jésus leur répondit : N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les douze ? Et l’un de vous est un diable !

71. Il parlait de Judas, fils de Simon l'Iscariote, car celui-ci devait Le livrer, lui, l’un des douze.

Allez jusqu'au bout de l'Evangile !

Commentaires et annotations

6.1 à 6.14 : La multiplication des pains
(Passages parallèles en Matthieu 14.13-21 et Marc 6.30-44 et Luc 9.10-17)

Dans les pays riches, le pain est devenu un aliment secondaire. Mais pour tous ceux qui sont en quête du minimum vital, la question demeure en permanence :

"Où manger et par quels moyens gagner de l'argent pour vivre ?"

Nous n'avons pas Jésus à nos côtés pour multiplier les pains comme il le fit ce jour là pour 5 000 hommes.

Pourtant il nous invite à lui demander chaque jour de le faire par la prière du "Notre Père" :

« Donne-nous aujourd'hui le pain de ce jour ... » (Matthieu 6.11)

L'apôtre Paul, qui vivait des dons reçus au gré de ses déplacements, affirmait avec confiance :

« Aussi mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon Sa richesse, glorieusement en Jésus Christ. » (Philippiens 4.19)

Il vivait de la générosité de ceux qui avaient beaucoup reçu de Dieu :

« Ce n’est pas que je recherche les dons, mais je recherche le fruit qui abonde pour votre compte. » (Philippiens 4.17)

Certains reçoivent bien plus qu'ils n'ont besoin : pour eux, les pains se multiplient chaque jour !

En donnant ce qu'ils ont en trop, ils permettent à d'autres de voir aussi s'accomplir le miracle quotidien : pouvoir vivre décemment !

6.15 à 6.21 : Jésus marche sur la mer
(Passages parallèles en Matthieu 14.22-27 et Marc 6.45-52)

Après la multiplication des pains, Jésus préfère s'en aller car Il savait « qu'ils allaient venir L'enlever pour Le faire roi. » (verset 15)

Quelle sorte de roi voulaient-ils ?

Un roi qui les nourrisse ?

"Du pain et des jeux" était une expression utilisée dans la Rome antique pour qualifier l'usage délibéré fait par les empereurs romains de distributions de pain et d'organisation de jeux dans le but de flatter le peuple afin de s'attirer sa bienveillance.

« Mon royaume n’est pas de ce monde » répondit Jésus à Pilate (Jean 18.36).

Le Royaume de Dieu n'a rien a voir avec les pratiques du clientélisme.

6.22 à 6.59 : Jésus, le pain de vie
Après avoir nourrit 5 000 hommes par la "multiplication des pains", Jésus est poursuivi par ceux-ci.

Mais Il leur dit : « Oui, à vrai dire, vous me cherchez non à cause des signes que vous avez vus, mais pour les pains que vous avez mangés et qui vous ont rassasiés. » (verset 26)

A chaque fois qu'Il accomplit un signe (qualifié de "miracle" dans le langage courant), Jésus souhaite que la valeur spirituelle de celui-ci importe plus que les apparences matérielles "miraculeuses".

« Agissez non pour la nourriture périssable, mais pour la nourriture qui demeurera dans la vie éternelle, celle que le Fils de l'homme vous donnera. » (verset 27)

Lorsqu'Il s'identifie à cette nourriture spirituelle et éternelle, au "pain de vie", Jésus donne à l'enseignement sur la multiplication des pains toute sa portée.

Ce qui s'est produit ce jour-là a une valeur universelle. Le "pain de vie" est offert à tous ceux auxquels Dieu entend accorder Sa grâce :

« Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et je ne rejetterai sûrement pas celui qui vient à moi. » (verset 37)

Ce pain de vie est offert à chacun, symboliquement, lors du partage de la Cène.

Personne n'en est digne car : « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ! » (Romains 3.23)

Mais si le Père a décidé de nous offrir le pain de vie, par le sacrifice de Son Fils, ne le refusons pas.

Jésus ne repoussera pas celui ou celle, quels que soient ses péchés, qui vient à Lui conformément à la volonté du Père, lors du partage de la Cène.

Tous les chrétiens n'ont pas la même conception de la Cène, appelée aussi Eucharistie.

Pour les catholiques, notamment, le pain et le vin se transforment réellement en corps et sang du Christ lors de l'Eucharistie. Ceci résulte d'une interprétation littérale des paroles de Jésus :

« Prenez, mangez, ceci est mon corps ... Buvez-en tous ! Car ceci est mon sang ... » (Matthieu 26.26-28)

De ceci découle la notion de "transsubstantiation".

Le pain et le vin, par la consécration de la messe, seraient ainsi transformés ou convertis tout en conservant leurs caractéristiques physiques initiales (texture, goût, odeur et apparences).

Cette approche théologique n'est pas retenue par ceux qui considèrent qu'il s'agit d'une pratique symbolique.

La restitution de la Cène selon Luc évoque ainsi simplement un devoir de mémoire :

« Ceci est mon corps, qui est donné pour vous. Faites ceci en mémoire de moi ... Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous. » (Luc 22.19-20)

La transsubstantiation peut aussi trouver un fondement biblique dans ce passage de l'Evangile selon Jean sur le "pain de vie" :

« Car ma chair est une vraie nourriture et mon sang une vraie boisson. Celui qui consomme ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui. » (versets 55-56)

Lorsque Jésus fit cette annonce, l'incompréhension a dominé et fait fuir de nombreux disciples.

Etait-ce une pratique anthropophage à laquelle Jésus conviait Ses disciples ?

La cannibalisme est évoqué dans la Bible comme une malédiction :

« Vous mangerez la chair de vos fils, vous mangerez la chair de vos filles. » (Lévitique 26.29)

Il y avait de quoi effrayer les disciples !

Mais nous savons bien sûr que Jésus n'appelait pas à une telle pratique.

6.60 à 6.71 : Le choix des disciples
Pourquoi certains disciples sont-ils partis ?

Incompréhension des messages formulés par Jésus ?

Caractère excessif de Ses enseignements ?

« Plusieurs de Ses disciples, l’ayant entendu, dirent : Cette parole est dure ! Qui peut l’écouter ? » (verset 60)

Les uns sont en mesure de recevoir Sa Parole, de l'accepter et de s'y soumettre tandis que les autres s'enferment dans la critique et finissent par s'en aller. Pourquoi ?

Jésus nous a fait connaître certaines étapes de la conversion :

- l'appel de Dieu ... « Personne ne peut venir à moi sans que le Père qui m'a envoyé ne l'attire. Et moi, je le ressusciterai au dernier jour. » (verset 44)

- la réception de l'appel ... « Quiconque ayant écouté et appris auprès du Père vient à moi. » (verset 45)

- la direction impulsée par le Seigneur ... « C’est pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi si cela ne lui a été donné par le Père. » (verset 65)

Nous nous étonnons de voir des chrétiens apparemment convertis tout abandonner.

Pourquoi avaient-ils rejoint l'Eglise ?

Dieu les avaient-ils appelés, orientés ?

Etaient-ils simplement issus d'une famille où régnait une tradition chrétienne qui ne les a pas pour autant ouverts à la véritable foi ?

Celui qui a été appelé peut renoncer ... « En effet, beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. » (Matthieu 22.14)

Celui qui a été appelé peut aussi trahir ... « Jésus leur répondit : N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les douze ? Et l’un de vous est un diable !

Il parlait de Judas, fils de Simon l'Iscariote, car celui-ci devait Le livrer, lui, l’un des douze. » (versets 70-71)

La désertion est un choix individuel.

Qu'arrive t-il à un déserteur ?

Il est jugé et condamné.

L'appel de Dieu et la grâce qui est offerte par Jésus Christ nous permettent d'échapper au jugement du monde qui doit intervenir à la fin des temps.

Le déserteur renonce au salut. Il appartient de nouveau à ce monde et s'expose au jugement final.

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