EVANGILE de Jésus Christ selon MARC

Le Nouveau Testament commenté

Chapitre 6 ~ Versets 1 à 56

La mort de Jean le baptiste


Traduction Louis Segond 1910

1 Jésus partit de là, et se rendit dans sa patrie. Ses disciples le suivirent.

2 Quand le sabbat fut venu, il se mit à enseigner dans la synagogue. Beaucoup de gens qui l'entendirent étaient étonnés et disaient : D'où lui viennent ces choses ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et comment de tels miracles se font-ils par ses mains ?

3 N'est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon ? et ses soeurs ne sont-elles pas ici parmi nous ? Et il était pour eux une occasion de chute.

4 Mais Jésus leur dit : Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie, parmi ses parents, et dans sa maison.

5 Il ne put faire là aucun miracle, si ce n'est qu'il imposa les mains à quelques malades et les guérit.

6 Et il s'étonnait de leur incrédulité. Jésus parcourait les villages d'alentour, en enseignant.

7 Alors il appela les douze, et il commença à les envoyer deux à deux, en leur donnant pouvoir sur les esprits impurs.

8 Il leur prescrivit de ne rien prendre pour le voyage, si ce n'est un bâton ; de n'avoir ni pain, ni sac, ni monnaie dans la ceinture ;

9 de chausser des sandales, et de ne pas revêtir deux tuniques.

10 Puis il leur dit : Dans quelque maison que vous entriez, restez-y jusqu'à ce que vous partiez de ce lieu.

11 Et, s'il y a quelque part des gens qui ne vous reçoivent ni ne vous écoutent, retirez-vous de là, et secouez la poussière de vos pieds, afin que cela leur serve de témoignage.

12 Ils partirent, et ils prêchèrent la repentance.

13 Ils chassaient beaucoup de démons, et ils oignaient d'huile beaucoup de malades et les guérissaient.

14 Le roi Hérode entendit parler de Jésus, dont le nom était devenu célèbre, et il dit : Jean Baptiste est ressuscité des morts, et c'est pour cela qu'il se fait par lui des miracles.

15 D'autres disaient : C'est Elie. Et d'autres disaient : C'est un prophète comme l'un des prophètes.

16 Mais Hérode, en apprenant cela, disait : Ce Jean que j'ai fait décapiter, c'est lui qui est ressuscité.

17 Car Hérode lui-même avait fait arrêter Jean, et l'avait fait lier en prison, à cause d'Hérodias, femme de Philippe, son frère, parce qu'il l'avait épousée,

18 et que Jean lui disait : Il ne t'est pas permis d'avoir la femme de ton frère.

19 Hérodias était irritée contre Jean, et voulait le faire mourir. Mais elle ne le pouvait ;

20 car Hérode craignait Jean, le connaissant pour un homme juste et saint ; il le protégeait, et, après l'avoir entendu, il était souvent perplexe, et l'écoutait avec plaisir.

21 Cependant, un jour propice arriva, lorsque Hérode, à l'anniversaire de sa naissance, donna un festin à ses grands, aux chefs militaires et aux principaux de la Galilée.

22 La fille d'Hérodias entra dans la salle ; elle dansa, et plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : Demande-moi ce que tu voudras, et je te le donnerai.

23 Il ajouta avec serment : Ce que tu me demanderas, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume.

24 Etant sortie, elle dit à sa mère : Que demanderai-je ? Et sa mère répondit : La tête de Jean Baptiste.

25 Elle s'empressa de rentrer aussitôt vers le roi, et lui fit cette demande : Je veux que tu me donnes à l'instant, sur un plat, la tête de Jean Baptiste.

26 Le roi fut attristé ; mais, à cause de ses serments et des convives, il ne voulut pas lui faire un refus.

27 Il envoya sur-le-champ un garde, avec ordre d'apporter la tête de Jean Baptiste. Le garde alla décapiter Jean dans la prison,

28 et apporta la tête sur un plat. Il la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.

29 Les disciples de Jean, ayant appris cela, vinrent prendre son corps, et le mirent dans un sépulcre.

30 Les apôtres, s'étant rassemblés auprès de Jésus, lui racontèrent tout ce qu'ils avaient fait et tout ce qu'ils avaient enseigné.

31 Jésus leur dit : Venez à l'écart dans un lieu désert, et reposez-vous un peu. Car il y avait beaucoup d'allants et de venants, et ils n'avaient même pas le temps de manger.

32 Ils partirent donc dans une barque, pour aller à l'écart dans un lieu désert.

33 Beaucoup de gens les virent s'en aller et les reconnurent, et de toutes les villes on accourut à pied et on les devança au lieu où ils se rendaient.

34 Quand il sortit de la barque, Jésus vit une grande foule, et fut ému de compassion pour eux, parce qu'ils étaient comme des brebis qui n'ont point de berger ; et il se mit à leur enseigner beaucoup de choses.

35 Comme l'heure était déjà avancée, ses disciples s'approchèrent de lui, et dirent : Ce lieu est désert, et l'heure est déjà avancée ;

36 renvoie-les, afin qu'ils aillent dans les campagnes et dans les villages des environs, pour s'acheter de quoi manger.

37 Jésus leur répondit : Donnez-leur vous-mêmes à manger. Mais ils lui dirent : Irions-nous acheter des pains pour deux cents deniers, et leur donnerions-nous à manger ?

38 Et il leur dit : Combien avez-vous de pains ? Allez voir. Ils s'en assurèrent, et répondirent : Cinq, et deux poissons.

39 Alors il leur commanda de les faire tous asseoir par groupes sur l'herbe verte,

40 et ils s'assirent par rangées de cent et de cinquante.

41 Il prit les cinq pains et les deux poissons et, levant les yeux vers le ciel, il rendit grâces. Puis, il rompit les pains, et les donna aux disciples, afin qu'ils les distribuassent à la foule. Il partagea aussi les deux poissons entre tous.

42 Tous mangèrent et furent rassasiés,

43 et l'on emporta douze paniers pleins de morceaux de pain et de ce qui restait des poissons.

44 Ceux qui avaient mangé les pains étaient cinq mille hommes.

45 Aussitôt après, il obligea ses disciples à monter dans la barque et à passer avant lui de l'autre côté, vers Bethsaïda, pendant que lui-même renverrait la foule.

46 Quand il l'eut renvoyée, il s'en alla sur la montagne, pour prier.

47 Le soir étant venu, la barque était au milieu de la mer, et Jésus était seul à terre.

48 Il vit qu'ils avaient beaucoup de peine à ramer ; car le vent leur était contraire. A la quatrième veille de la nuit environ, il alla vers eux, marchant sur la mer, et il voulait les dépasser.

49 Quand ils le virent marcher sur la mer, ils crurent que c'était un fantôme, et ils poussèrent des cris ;

50 car ils le voyaient tous, et ils étaient troublés. Aussitôt Jésus leur parla, et leur dit : Rassurez-vous, c'est moi, n'ayez pas peur !

51 Puis il monta vers eux dans la barque, et le vent cessa. Ils furent en eux-mêmes tout stupéfaits et remplis d'étonnement ;

52 car ils n'avaient pas compris le miracle des pains, parce que leur coeur était endurci.

53 Après avoir traversé la mer, ils vinrent dans le pays de Génésareth, et ils abordèrent.

54 Quand ils furent sortis de la barque, les gens, ayant aussitôt reconnu Jésus,

55 parcoururent tous les environs, et l'on se mit à apporter les malades sur des lits, partout où l'on apprenait qu'il était.

56 En quelque lieu qu'il arrivât, dans les villages, dans les villes ou dans les campagnes, on mettait les malades sur les places publiques, et on le priait de leur permettre seulement de toucher le bord de son vêtement. Et tous ceux qui le touchaient étaient guéris.

Nouvelle traduction de la Bible

1. Il partit de là et retourna dans Sa patrie suivi de Ses disciples.

2. Le sabbat arriva. Il commença à enseigner dans la synagogue. Beaucoup d'auditeurs étonnés disaient : D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée ? D'où proviennent de tels miracles par ses mains ?

3. N’est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon ? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici près de nous ? Ils étaient scandalisés.

4. Mais Jésus leur dit : Un prophète n’est pas sans honneur, sinon dans sa patrie, parmi ses parents et dans sa maison.

5. Il ne pouvait faire là aucun miracle, sinon pour quelques infirmes qu'Il guérit en imposant les mains.

6. Et Il s’étonnait de leur absence de foi. Il parcouru les villages alentour pour enseigner.

7. Il appela à ses côtés les Douze et commença à les envoyer deux par deux. Il leur donna autorité sur les esprits impurs.

8. Il leur recommanda de ne rien emporter pour la route sinon un bâton, sans pain, ni sac, ni monnaie de bronze dans la ceinture.

9. Mettez des sandales mais ne portez pas deux tuniques.

10. Et Il leur dit : Quelque soit la maison où vous entrez, restez-y jusqu'à ce que vous quittiez ces lieux.

11. Si, en quelque lieu, on ne vous accueille ni ne vous écoute, en partant de là, secouez la poussière de vos pieds, ce sera un témoignage pour eux.

12. Ils partirent pour proclamer qu'il fallait se convertir.

13. Ils expulsaient de nombreux démons et guérissaient de nombreux infirmes par l'onction d'huile.

14. Le roi Hérode en fut informé car Son nom était connu. Certains disaient : Jean, celui qui baptisait, est réveillé d'entre les morts et c'est à cause de lui que s'accomplissent des miracles.

15. D'autres disaient cependant : C'est Elie, et d'autres qu'Il était : Prophète comme les autres prophètes.

16. Quand il entendit cela, Hérode dit : Ce Jean que j'ai fait décapiter, c'est lui qui est revenu à la vie.

17. Hérode, en effet, avait ordonné de se saisir de Jean pour l'enchaîner en prison à cause d'Hérodiade, la femme de Philippe, son frère, qu'il avait épousée.

18. Jean disait à Hérode : Il ne t'est pas permis d'avoir la femme de ton frère.

19. Hérodiade lui en voulait et l'aurait fait périr, mais elle ne pouvait pas.

20. Car Hérode craignait Jean, sachant que cet homme était juste et saint. Il le protégeait. Il était très embarassé de l'avoir entendu mais il l'écoutait avec plaisir.

21. Mais le jour propice arriva quand Hérode, pour son anniversaire, organisa un banquet pour ses notables, les chefs militaires et les personnalités de Galilée.

22. Invitée, la fille d'Hérodiade dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : Demande-moi ce que tu veux et je te le donnerai.

23. Il lui fit cette promesse : Ce que tu me demanderas, je te le donnerai, serait-ce la moitié de mon royaume.

24. En sortant, elle dit à sa mère : Que demanderai-je ? Celle-ci dit : La tête de Jean le baptiste.

25. Aussitôt, elle rentra en hâte auprès du roi et demanda : Je veux que tu me donnes tout de suite, sur un plat, la tête de Jean le baptiste.

26. Attristé, le roi ne voulut pas lui refuser à cause de ses serments et des convives.

27. Le roi envoya aussitôt un garde du corps avec l'ordre d'apporter la tête. Il se rendit dans la prison pour le décapiter.

28. Il rapporta la tête sur un plat et la donna à la jeune fille. La jeune fille donna celle-ci à sa mère.

29. Quand ils l'apprirent, ses disciples vinrent enlever le cadavre et le déposèrent dans un tombeau.

30. Les apôtres se réunirent autour de Jésus et Lui annoncèrent tout ce qu'ils avaient fait et tout ce qu'ils avaient enseigné.

31. El Il leur dit : Venez à l'écart dans un lieu désert pour vous reposer un peu. Car beaucoup allaient et venaient, et ne trouvaient pas même un instant pour manger.

32. Il s'éloignèrent dans la barque vers un lieu désert, à l'écart.

33. Les gens les virent s'en aller et beaucoup les reconnurent. Ils accoururent ensemble de toutes les villes pour les précéder.

34. En débarquant, Il vit la foule nombreuse et fut profondément ému parce qu'ils étaient tous comme des brebis sans berger. Il commença à leur enseigner beaucoup de choses.

35. Il se faisait déjà tard. Les disciples s'approchèrent pour Lui dire que le lieu était désert et qu'il était tard.

36. Renvoie-les afin qu'ils se rendent dans les fermes et villages alentour afin de s'acheter de quoi manger.

37. Il leur répondit : Vous, donnnez-leur à manger ! Et ils lui dirent : Si nous y allons, achèterons-nous pour deux cents deniers de pains afin de leur donner à manger ?

38. Il leur dit : Combien de pains avez-vous ? Allez voir. Et, l'ayant vérifié, ils dirent : Cinq, et deux poissons.

39. Il leur ordonna de les faire tous asseoir, groupes après groupes, sur l'herbe verte.

40. Ils s'étendirent par rangs de cent et de cinquante.

41. Prenant les cinq pains et les deux poissons, Il leva les yeux au ciel, prononça la bénédiction et rompit les pains. Il les donna à Ses disciples pour qu'ils leur distribuent. Il partagea les deux poissons entre tous.

42. Ils mangèrent tous et furent rassasiés.

43. Ils emportèrent les morceaux, remplissant douze corbeilles, et des poissons.

44. Ceux qui avaient mangé les pains étaient au nombre de cinq mille hommes.

45. Aussitôt, Il obligea Ses disciples à monter dans la barque et à Le précéder sur l’autre rive, vers Bethsaïda, pendant qu'Il renverrait la foule.

46. Après les avoir congédiés, Il s’éloigna vers la montagne pour prier.

47. Le soir étant venu, la barque était au milieu de la mer, et Lui seul était à terre.

48. Voyant qu’ils avaient beaucoup de peine à ramer, car le vent leur était contraire, vers la quatrième veille de la nuit, Il alla vers eux, marchant sur la mer. Il voulait les dépasser.

49. Quand ils le virent marcher sur la mer, ils crurent que c’était un fantôme, et crièrent à haute voix.

50. Ils le virent tous et en furent troublés. Il leur parla aussitôt pour leur dire : Ayez confiance, c’est moi, ne craignez rien !

51. Puis Il monta près d'eux dans la barque et le vent s'apaisa. En eux-mêmes, ils étaient extrêmement stupéfaits.

52. Et ils n’avaient rien compris à propos des pains, parce que leur cœur s'était endurci.

53. Après la traversée, ils touchèrent terre à Gennésareth et abordèrent.

54. Comme ils sortaient de la barque, Il fut ausitôt reconnu.

55. Ils parcoururent tout le pays. On se mit à transporter sur des brancards les malades là où on entendait dire qu'Il était.

56. Là où Il allait, dans les villages ou dans les villes, dans les campagnes ou sur les places publiques, ils déposaient les malades et Le suppliaient afin qu'ils touchent au moins la frange de Son vêtement. Et tous ceux qui Le touchaient étaient sauvés.

Allez jusqu'au bout de l'Evangile !

Commentaires et annotations

6.1 à 6.6 : Jésus à Nazareth
(Passages parallèles en Matthieu 13.54-58 et Luc 4.16 & 22-24)

De retour dans le village de Nazareth où il a grandi, Jésus est confronté à ceux qui l'ont connu pendant Son enfance. Ils n'admettent pas que ce fils de charpentier puisse enseigner avec tant de sagesse dans la synagogue.

Ils le jugent, le rejettent, et Jésus devient pour eux une source de scandale, une "occasion de chute". De ce fait, Il n'a pu faire aucun miracle à Nazareth, sauf quelques guérisons physiques. Ce verset peut surprendre pour deux raisons :

- les guérisons par imposition des mains ne sont pas considérées comme des "miracles",

- Jésus semble impuissant.

Qu'est-ce donc qu'un miracle si une guérison par imposition des mains n'en est pas un ?

Le véritable miracle, le plus beau des miracles, peut-être le moins spectaculaire mais qui donne la vie éternelle, c'est la guérison de l'âme par la conversion. Mais pour cela, il faut que l'individu accepte Jésus comme Messie, comme Sauveur.

Or, du fait de l'attitude de rejet des gens de Nazareth, la puissance de la Grâce divine ne pouvait s'accomplir. L'individualité demeure bien souvent un obstacle au plan divin de Grâce offert à l'humanité.

Pour être vraiment guéri, non pas seulement des maladies terrestres mais de la mort éternelle, il faut croire. Mais ... « Il s'étonnait de leur absence de foi. » (verset 6)

6.7 à 6.13 : La mission des douze apôtres
(Passages parallèles en Matthieu 10.1 et 5-14 et Luc 9.1-6)

Qui sont les Douze envoyés en mission par Jésus ?

Matthieu nous en donne la liste en (Matthieu 10.2-4)

Parmi eux figure donc Judas l'Iscariote, qui allait trahir Jésus, et qui reçut pourtant les dons de l'Esprit (verset 13) comme les autres apôtres.

Que faut-il en penser ?

Comme il est écrit en (Matthieu 7.22-23) beaucoup se comporteront comme Judas et Jésus devra les écarter.

Beaucoup ? Malheureusement oui, si l'on se réfère à Matthieu 22.14 : « En effet, beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »

Parmi les douze apôtres, un seul a trahi et il y eut onze élus.

Mais parmi les dix lépreux guéris (Luc 17.11-19), et donc appelés par Jésus, un seul est revenu pour être élu !

6.14 à 6.16 : Hérode et Jésus
(Passages parallèles en Matthieu 14.1-2 et Luc 9.7-9)
6.17 à 6.29 : Meurtre de Jean le baptiste
(Passages parallèles en Matthieu 14.3-12 et Luc 3.19-20)

Les conditions dans lesquelles Jean le baptiste fut décapité peuvent surprendre dans le monde moderne où cette pratique n'est plus courante.

Peu courante ... mais pas inexistante !

Car outre les atrocités commises par les djihadistes salafistes de l'État islamique, en Irak et Syrie, des gouvernements reconnus sur le plan international usent encore de cette pratique (Arabie Saoudite, Emirats arabes unis, Qatar).

Aux temps où l'on mettait à mort par crucifixion, pendaison ou bûcher, la décapitation était considérée comme une mort "honorable" avec une souffrance abrégée.

Mais de nos jours, force est de constater que cette pratique reflète la survivance d'une culture barbare et sanguinaire.

6.30 à 6.44 : Première multiplication des pains
(Passages parallèles en Matthieu 14.13-21 et Luc 9.10-17 et Jean 6.1-15)

Un miracle demande t-il à être expliqué comme une parabole ?

Il semble que oui, puisque l'Evangile selon Marc mentionne l'incompréhension des disciples de Jésus consécutivement au miracle de la multiplication des pains.

On peut trouver pour ce miracle plusieurs pistes de réflexion :

1° Une préfiguration de la Cène car, avant de multiplier les pains qui permettront de nourrir 5 000 hommes, il est écrit :

« Prenant les cinq pains et les deux poissons, Il leva les yeux au ciel, prononça la bénédiction et rompit les pains. » (verset 41)

2° Une annonce du sacrifice de Jésus qui dit de lui-même « Je suis le pain de la vie » et :

« le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » (Jean 6.33)

3° Un message à l'intention des douze tribus d'Israël :

« Ils mangèrent tous et furent rassasiés. Ils emportèrent les morceaux, remplissant douze corbeilles, et des poissons » (versets 42-43)

4° Un symbole de la multiplication des disciples car quelques hommes iraient convertir le monde et se multiplier en partageant la nourriture spirituelle du "pain de vie".

La Bible n'est pas un texte fermé, hermétique, dont la lecture inspirée serait réservée à une élite.

En recourant à des messages symboliques, le Seigneur a voulu ancrer Sa parole en chacun de nous, par l'inconscient, car le symbolisme est un langage pour l'inconscient.

Ceci permet à ceux qui en font l'effort de puiser en eux-mêmes, dans un réservoir alimenté par l'Esprit Saint, afin de recevoir un enseignement personnel qui peut chaque jour diriger leurs pas.

6.45 à 6.52 : Jésus marche sur la mer
(Passages parallèles en Matthieu 14.22-33 et Jean 6.16-21)

Parmi les récits des évangélistes qui ont frappé les esprits, le fait que Jésus ait marché sur la mer est l'un des plus connus.

Que l'on puisse ainsi échapper aux lois de la gravitation n'est pas acceptable par un esprit rationnel. Aussi, certains s'efforcent de trouver une explication scientifique en imaginant, par exemple, que la mer de Galilée (ou lac de Tibériade) était gelée !

Un lac gelé par 32 degrés de latitude (latitude subtropicale) est totalement improbable il y a 2 000 ans (nous ne sommes plus en période glaciaire) ... surtout par vent violent comme le relatent les évangélistes.

Mais qu'importe, l'hypothèse que pour Dieu tout soit possible, ne peut être retenue par des scientifiques qui, par ailleurs, se déclarent peut-être croyants !

Mais qu'elle est leur conviction de foi s'ils considèrent que le Créateur de l'univers, incarné en Jésus, n'est pas capable d'échapper aux lois de la gravitation qu'Il a Lui-même créées ?

6.53 à 6.56 : Guérisons à Gennésareth
(Passage parallèle en Matthieu 14.34-36)

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