Traduction Louis Segond 1910
1 Il faut se glorifier ... Cela n'est pas bon. J'en viendrai n�anmoins � des visions et � des r�v�lations du Seigneur.
2 Je connais un homme en Christ, qui fut, il y a quatorze ans, ravi jusqu'au troisi�me ciel si ce fut dans son corps je ne sais, si ce fut hors de son corps je ne sais, Dieu le sait.
3 Et je sais que cet homme si ce fut dans son corps ou sans son corps je ne sais, Dieu le sait
4 fut enlev� dans le paradis, et qu'il entendit des paroles ineffables qu'il n'est pas permis � un homme d'exprimer.
5 Je me glorifierai d'un tel homme, mais de moi-m�me je ne me glorifierai pas, sinon de mes infirmit�s.
6 Si je voulais me glorifier, je ne serais pas un insens�, car je dirais la v�rit� ; mais je m'en abstiens, afin que personne n'ait � mon sujet une opinion sup�rieure � ce qu'il voit en moi ou � ce qu'il entend de moi.
7 Et pour que je ne sois pas enfl� d'orgueil, � cause de l'excellence de ces r�v�lations, il m'a �t� mis une �charde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m'emp�cher de m'enorgueillir.
8 Trois fois j'ai pri� le Seigneur de l'�loigner de moi,
9 et il m'a dit : Ma gr�ce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.
10 C'est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamit�s, dans les pers�cutions, dans les d�tresses, pour Christ ; car, quand je suis faible, c'est alors que je suis fort.
11 J'ai �t� un insens� : vous m'y avez contraint. C'est par vous que je devais �tre recommand�, car je n'ai �t� inf�rieur en rien aux ap�tres par excellence, quoique je ne sois rien.
12 Les preuves de mon apostolat ont �clat� au milieu de vous par une patience � toute �preuve, par des signes, des prodiges et des miracles.
13 En quoi avez-vous �t� trait�s moins favorablement que les autres Eglises, sinon en ce que je ne vous ai point �t� � charge ? Pardonnez-moi ce tort.
14 Voici, pour la troisi�me fois je suis pr�t � aller chez vous, et je ne vous serai point � charge ; car ce ne sont pas vos biens que je cherche, c'est vous-m�mes. Ce n'est pas, en effet, aux enfants � amasser pour leurs parents, mais aux parents pour leurs enfants.
15 Pour moi, je d�penserai tr�s volontiers, et je me d�penserai moi-m�me pour vos �mes, duss�-je, en vous aimant davantage, �tre moins aim� de vous.
16 Soit ! je ne vous ai point �t� � charge ; mais, en homme astucieux, je vous ai pris par ruse !
17 Ai-je tir� du profit de vous par quelqu'un de ceux que je vous ai envoy�s ?
18 J'ai engag� Tite � aller chez vous, et avec lui j'ai envoy� le fr�re : est-ce que Tite a exig� quelque chose de vous ? N'avons-nous pas march� dans le m�me esprit, sur les m�mes traces ?
19 Vous vous imaginez depuis longtemps que nous nous justifions aupr�s de vous. C'est devant Dieu, en Christ, que nous parlons ; et tout cela, bien-aim�s, nous le disons pour votre �dification.
20 Car je crains de ne pas vous trouver, � mon arriv�e, tels que je voudrais, et d'�tre moi-m�me trouv� par vous tel que vous ne voudriez pas. Je crains de trouver des querelles, de la jalousie, des animosit�s, des cabales, des m�disances, des calomnies, de l'orgueil, des troubles.
21 Je crains qu'� mon arriv�e mon Dieu ne m'humilie de nouveau � votre sujet, et que je n'aie � pleurer sur plusieurs de ceux qui ont p�ch� pr�c�demment et qui ne se sont pas repentis de l'impuret�, de l'impudicit� et des dissolutions auxquelles ils se sont livr�s.
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Nouvelle traduction de la Bible
1. Faut-il s'enorgueillir ? C'est bien inutile ! Venons-en d'autre part � des visions et aux r�v�lations du Seigneur.
2. Je connais un homme en Christ qui fut enlev� jusqu'au troisi�me ciel, voici quatorze ans, je ne sais si c'est dans son corps ou hors du corps, Dieu le sait.
3. Je sais qu'il en fut ainsi pour cet homme, soit dans son corps, soit sans son corps, Dieu le sait.
4. Il fut enlev� au paradis et entendit des paroles inexprimables qu'il n'est permis � nul homme de r�p�ter.
5. Pour un tel homme, je m'enorgueillirai, quant � moi, je ne me ferai valoir que dans mes faiblesses.
6. Car si je voulais me faire valoir, je ne serai pas insens�. En effet, je dirai la v�rit�. Mais je m'en abstiens, de peur que l'on ait de moi une opinion sup�rieure � ce que l'on voit de moi ou � ce que l'on m'entend dire.
7. C'est � cause de ces r�v�lations extraordinaires. Afin que je n'en tire aucun orgueil, j'ai re�u une �charde dans la chair, un ange de Satan qui me frappe pour m'�viter de me vanter.
8. A ce sujet, j'ai pri� le Seigneur par trois fois de l'�carter de moi.
9. Mais Il m'a dit : "Ma gr�ce te suffit, car la puissance se r�v�le dans la faiblesse." C'est donc fort volontiers que je me ferai plut�t valoir dans mes faiblesses, afin que repose sur moi la puissance du Christ.
10. Ainsi je me complais dans les faiblesses, les insultes, les contraintes, les pers�cutions et les angoisses pour Christ. Car quand je suis faible, alors je suis fort !
11. J'ai parl� comme un fou, vous m'y avez contraint. Car c'est vous qui auriez d� me recommander. M�me si je ne suis rien, je ne suis en rien inf�rieur � ces super-ap�tres.
12. Les signes de mon apostolat se sont constamment manifest�s parmi vous : signes mais aussi prodiges et miracles.
13. Qu'avez-vous eu de moins que les autres Eglises, sinon de ne pas m'avoir eu � votre charge ? Pardonnez-moi cette injustice !
14. Je suis pr�t � venir chez vous pour la troisi�me fois et je ne serai pas � votre charge. Car je ne recherche pas vos biens, mais vous ! Ce n'est pas les enfants qui doivent �pargner pour leurs parents, mais les parents pour leurs enfants.
15. Je d�penserai volontiers, et me d�penserai personnellement, pour vous. Si je vous aime davantage, en serai-je moins aim� ?
16. Certes, je n'ai pas �t� � votre charge, mais fourbe comme je suis, ne vous ai-je pas eus par ruse ?
17. Vous ai-je donc exploit�s par l'un de ceux que je vous ai envoy�s ?
18. J'ai insist� aupr�s de Tite, et envoy� avec lui un fr�re. Tite vous a-t-il exploit�s ? N'avons-nous pas march� dans le m�me esprit ? Et dans les m�mes traces ?
19. Vous devez penser que nous nous justifions depuis un bon moment devant vous. C�est devant Dieu, en Christ, que nous parlons ! Tout cela, bien-aim�s, pour votre �dification.
20. Car je crains de ne pas vous trouver, � mon arriv�e, tels que je le veux, et que vous ne me trouviez pas tel que vous le voulez. Je crains de trouver de la discorde, de la jalousie, des emportements, des rivalit�s, des m�disances, de l'insolence et des troubles.
21. A mon arriv�e, mon Dieu ne va-t-il pas m�humilier � nouveau devant vous ? Et ne devrai-je pas pleurer pour beaucoup de ceux qui ont p�ch� pr�c�demment, sans s'�tre repentis de l�impuret�, de leur inconduite et de la d�bauche auxquelles ils se sont livr�s ?
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Allez jusqu'au bout de l'Evangile !
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Commentaires et annotations
12.1 � 12.10 : Visions et r�v�lations
De qui Paul parle-t-il au verset deux ?
Qui est ce personnage qui fut d�positaire de r�v�lations inavouables ?
Il semble qu'il s'agisse de lui si l'on se r�f�re au verset 7. Ce qu'il a re�u ne doit pas �tre r�p�t� (verset 4).
Est-ce Jean qui s'en est charg� dans son Livre de l'Apocalypse lorsqu'il fut lui m�me ravi en esprit ?
Ou bien d'autres r�v�lations demeurent-elles en attente ... du moment opportun ?
Il faut s'armer de patience et d'humilit� pour admettre qu'il ne nous est pas donn� de tout conna�tre ... actuellement.
� Car � pr�sent, nous voyons comme dans un miroir, d�une mani�re confuse, mais alors ce sera face � face.
A pr�sent, je connais en partie, mais alors je conna�trai en v�rit� comme j�ai �t� connu. � (1 Corinthiens 13.12)
C'est donc avec prudence qu'il faut examiner les "r�v�lations" d'individus qui se croient proph�tes et qui expriment surtout le fruit de leur imagination.
12.11 � 12.21 : Les inqui�tudes de Paul
Par deux fois, Paul a partag� la vie de l'Eglise de Corinthe. Les nouvelles ne sont pas bonnes et cela l'incite � croire qu'il retrouvera ses fr�res en Christ immerg�s dans les voies de ce monde.
Quoi de plus humain, quoi de plus banal ?
N'est-ce-pas le triste spectacle qui est trop souvent offert par les Eglises de Dieu aux yeux du monde ... refl�tant elles aussi l'�tat de ce monde ?
Bien souvent, ce sont ceux qui s�ment de tels d�sordres qui sont les premiers � s'en plaindre :
"Notre �glise ne progresse pas ... il n'y a pas de nouveaux convertis ... certains sont partis ..."
Les critiques vont bon train, mais que font-ils pour que cela change ?
"Je ne me sens pas bien ici ... �a manque de fraternit� ..."
Se sentiraient-ils mieux ailleurs ?
Dieu nous a cr��s � son image lit-on dans la Bible. Mais l'image que nous donnons n'est pas de nature � attirer les hommes � Dieu.
Dieu est Esprit �crivait l'ap�tre Jean. C'est par Son souffle que l'Esprit anima l'homme.
La conscience qui nous est ainsi donn�e devrait nous permettre de dominer la Terre et toutes formes de vie (Gen�se 1.28).
Mais le support mat�riel a pris le dessus, la chair domine notre esprit et lui dicte ses volont�s. Nous ne sommes plus l'image de Dieu mais l'image de la chair.
Malgr� tout, Il est fid�le et Son Esprit demeure en nous. Car il y a � ... un seul Dieu et P�re de tous, au-dessus de tous, parmi tous, et en tous. � (Eph�siens 4.6)
Seule cette relation intime avec le Seigneur permet de d�passer notre condition humaine.
C'est pourquoi J�sus affirme : � Moi, je suis la vigne, vous les sarments. Celui qui demeure en moi, et moi en lui, porte du fruit en abondance, car sans moi vous ne pouvez rien faire. � (Jean 15.5)
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