EVANGILE de Jésus Christ selon MARC

Le Nouveau Testament comment�

Chapitre 5 ~ Versets 1 � 43

Les miracles de J�sus


Traduction Louis Segond 1910

1 Ils arriv�rent � l'autre bord de la mer, dans le pays des Gadar�niens.

2 Aussit�t que J�sus fut hors de la barque, il vint au-devant de lui un homme, sortant des s�pulcres, et poss�d� d'un esprit impur.

3 Cet homme avait sa demeure dans les s�pulcres, et personne ne pouvait plus le lier, m�me avec une cha�ne.

4 Car souvent il avait eu les fers aux pieds et avait �t� li� de cha�nes, mais il avait rompu les cha�nes et bris� les fers, et personne n'avait la force de le dompter.

5 Il �tait sans cesse, nuit et jour, dans les s�pulcres et sur les montagnes, criant, et se meurtrissant avec des pierres.

6 Ayant vu J�sus de loin, il accourut, se prosterna devant lui,

7 et s'�cria d'une voix forte : Qu'y a-t-il entre moi et toi, J�sus, Fils du Dieu Tr�s-Haut ? Je t'en conjure au nom de Dieu, ne me tourmente pas.

8 Car J�sus lui disait : Sors de cet homme, esprit impur !

9 Et, il lui demanda : Quel est ton nom ? L�gion est mon nom, lui r�pondit-il, car nous sommes plusieurs.

10 Et il le priait instamment de ne pas les envoyer hors du pays.

11 Il y avait l�, vers la montagne, un grand troupeau de pourceaux qui paissaient.

12 Et les d�mons le pri�rent, disant : Envoie-nous dans ces pourceaux, afin que nous entrions en eux.

13 Il le leur permit. Et les esprits impurs sortirent, entr�rent dans les pourceaux, et le troupeau se pr�cipita des pentes escarp�es dans la mer : il y en avait environ deux mille, et ils se noy�rent dans la mer.

14 Ceux qui les faisaient pa�tre s'enfuirent, et r�pandirent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes. Les gens all�rent voir ce qui �tait arriv�.

15 Ils vinrent aupr�s de J�sus, et ils virent le d�moniaque, celui qui avait eu la l�gion, assis, v�tu, et dans son bon sens ; et ils furent saisis de frayeur.

16 Ceux qui avaient vu ce qui s'�tait pass� leur racont�rent ce qui �tait arriv� au d�moniaque et aux pourceaux.

17 Alors ils se mirent � supplier J�sus de quitter leur territoire.

18 Comme il montait dans la barque, celui qui avait �t� d�moniaque lui demanda la permission de rester avec lui.

19 J�sus ne le lui permit pas, mais il lui dit : Va dans ta maison, vers les tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur t'a fait, et comment il a eu piti� de toi.

20 Il s'en alla, et se mit � publier dans la D�capole tout ce que J�sus avait fait pour lui. Et tous furent dans l'�tonnement.

21 J�sus dans la barque regagna l'autre rive, o� une grande foule s'assembla pr�s de lui. Il �tait au bord de la mer.

22 Alors vint un des chefs de la synagogue, nomm� Ja�rus, qui, l'ayant aper�u, se jeta � ses pieds,

23 et lui adressa cette instante pri�re : Ma petite fille est � l'extr�mit�, viens, impose-lui les mains, afin qu'elle soit sauv�e et qu'elle vive.

24 J�sus s'en alla avec lui. Et une grande foule le suivait et le pressait.

25 Or, il y avait une femme atteinte d'une perte de sang depuis douze ans.

26 Elle avait beaucoup souffert entre les mains de plusieurs m�decins, elle avait d�pens� tout ce qu'elle poss�dait, et elle n'avait �prouv� aucun soulagement, mais �tait all�e plut�t en empirant.

27 Ayant entendu parler de J�sus, elle vint dans la foule par derri�re, et toucha son v�tement.

28 Car elle disait : Si je puis seulement toucher ses v�tements, je serai gu�rie.

29 Au m�me instant la perte de sang s'arr�ta, et elle sentit dans son corps qu'elle �tait gu�rie de son mal.

30 J�sus connut aussit�t en lui-m�me qu'une force �tait sortie de lui ; et, se retournant au milieu de la foule, il dit : Qui a touch� mes v�tements ?

31 Ses disciples lui dirent : Tu vois la foule qui te presse, et tu dis : "Qui m'a touch� ?"

32 Et il regardait autour de lui, pour voir celle qui avait fait cela.

33 La femme, effray�e et tremblante, sachant ce qui s'�tait pass� en elle, vint se jeter � ses pieds, et lui dit toute la v�rit�.

34 Mais J�sus lui dit : Ma fille, ta foi t'a sauv�e ; va en paix, et sois gu�rie de ton mal.

35 Comme il parlait encore, survinrent de chez le chef de la synagogue des gens qui dirent : Ta fille est morte ; pourquoi importuner davantage le ma�tre ?

36 Mais J�sus, sans tenir compte de ces paroles, dit au chef de la synagogue : Ne crains pas, crois seulement.

37 Et il ne permit � personne de l'accompagner, si ce n'est � Pierre, � Jacques, et � Jean, fr�re de Jacques.

38 Ils arriv�rent � la maison du chef de la synagogue, o� J�sus vit une foule bruyante et des gens qui pleuraient et poussaient de grands cris.

39 Il entra, et leur dit : Pourquoi faites-vous du bruit, et pourquoi pleurez-vous ? L'enfant n'est pas morte, mais elle dort.

40 Et ils se moquaient de lui. Alors, ayant fait sortir tout le monde, il prit avec lui le p�re et la m�re de l'enfant, et ceux qui l'avaient accompagn�, et il entra l� o� �tait l'enfant.

41 Il la saisit par la main, et lui dit : Talitha koumi, ce qui signifie : Jeune fille, l�ve-toi, je te le dis.

42 Aussit�t la jeune fille se leva, et se mit � marcher ; car elle avait douze ans. Et ils furent dans un grand �tonnement.

43 J�sus leur adressa de fortes recommandations, pour que personne ne s�t la chose ; et il dit qu'on donn�t � manger � la jeune fille.

Nouvelle traduction de la Bible

1. Ils pass�rent sur l�autre rive de la mer, vers le pays des G�ras�niens.

2. Aussit�t descendu de la barque, un homme poss�d� d'un esprit impur, sorti des tombeaux, vint � Sa rencontre.

3. Il avait �tabli sa demeure dans les tombeaux, et personne ne pouvait plus le lier, m�me avec une cha�ne.

4. Quoique souvent li� par des entraves et des cha�nes, il avait mis les cha�nes en pi�ces et bris� les entraves. Aussi, personne n�avait la force de le ma�triser.

5. Continuellement, nuit et jour parmi les tombeaux et les montagnes, il criait et se meurtrissait avec des pierres.

6. Apercevant J�sus de loin, il accourut et se prosterna devant Lui.

7. Il s��cria d�une voix forte : Qu�avons-nous en commun, J�sus, Fils du Dieu Tr�s-Haut ? Je t�adjure par Dieu, ne me tourmente pas !

8. Car Il lui disait : Sors de cet homme, esprit impur !

9. Et, Il lui demanda : Quel est ton nom ? Il Lui r�pondit : Mon nom est L�gion, car nous sommes nombreux.

10. Il Le suppliait avec insistance afin de ne pas �tre chass� du pays.

11. Pr�s de la montagne, il y avait un grand troupeau de porcs en train de pa�tre.

12. Les d�mons Le suppli�rent, disant : Envoie-nous dans les porcs, afin que nous entrions en eux.

13. Il le leur permit. Les esprits impurs sortirent, entr�rent dans les porcs, et le troupeau se lan�a en bas de la falaise, dans la mer. Environ deux mille se noy�rent dans la mer.

14. Ceux qui les faisaient pa�tre s�enfuirent. Ils annonc�rent cela en ville et dans les champs. Les gens vinrent voir ce qui �tait arriv�.

15. ils s'approch�rent de J�sus et regard�rent le d�moniaque assis. Celui qui avait eu la l�gion �tait habill� et dans son bon sens. Ils eurent peur.

16. Ceux qui avaient vu ce qui �tait arriv� au d�moniaque et aux porcs leur racont�rent.

17. Alors ils commenc�rent � Le supplier de s'�loigner de leur territoire.

18. Comme Il s'embarquait, celui qui avait �t� d�moniaque Le supplia de venir avec Lui.

19. Il ne lui permit pas mais Il lui dit : Retourne dans ta maison, pr�s des tiens, et annonce leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi et qu'Il a eu piti� de toi.

20. Alors il s'�loigna et entreprit de proclamer dans la D�capole tout ce que J�sus avait fait, et tous �taient �tonn�s.

21. J�sus �tait de nouveau pass� en barque sur l'autre rive. Une foule importante s'assembla pr�s de Lui. Il �tait au bord de la mer.

22. Arrive un des chefs de la synagogue, nomm� Ja�ros qui, en Le voyant, tombe � Ses pieds.

23. Il Le supplie beaucoup en disant : Ma petite fille est au plus mal. Viens, afin que tu lui imposes les mains pour qu'elle soit sauv�e et qu'elle vive.

24. Il s'�loigna avec lui. Une foule nombreuse Le suivait et Le serrait de pr�s.

25. Une femme souffrait d'h�morragies depuis douze ans.

26. Et elle avait aussi beaucoup souffert � cause de nombreux m�decins car elle avait d�pens� tous ses biens sans aucune am�lioration, mais son �tat avait plut�t empir�.

27. Elle avait entendu parler de J�sus. Elle s'avan�a derri�re dans la foule et toucha Son v�tement.

28. Car elle se disait : Si je touche au moins ses v�tements, je serai sauv�e.

29. Aussit�t, la source de son h�morragie fut tarie et elle ressentit qu'elle �tait gu�rie de son mal.

30. A l'instant, J�sus eu connaissance qu'une force �tait sortie de Lui. S'�tant retourn� vers la foule, Il dit : Qui a touch� mes v�tements ?

31. Ses disciples Lui dirent : Tu vois la foule qui te presse et tu demandes : "Qui m'a touch� ?"

32. Il regardait alentour pour voir qui avait fait cela.

33. La femme effray�e et tremblante, sachant ce qui lui �tait arriv�, s'approcha et tomba devant Lui. Elle Lui dit toute la v�rit�.

34. Il lui dit : Ma fille, ta foi t'a sauv�e. Va en paix et soit gu�rie de ta maladie.

35. Il parlait encore, quand arriv�rent de chez le chef de la synagogue des gens qui disaient : Ta fille est morte. Pourquoi importuner encore le ma�tre ?

36. J�sus, � l'�coute de ces paroles, dit au chef de la synagogue : Ne crains pas, crois seulement !

37. Et Il ne laissa personne l�accompagner, si ce n'est Pierre, Jacques et Jean, le fr�re de Jacques.

38. Arriv�s � la maison du chef de la synagogue, Il vit de l'agitation, des gens qui pleuraient et se lamentaient � haute voix.

39. En entrant Il leur dit : Pourquoi faites-vous du bruit et pleurez-vous ? L�enfant n�est pas morte, mais elle dort.

40. Ils se moqu�rent de Lui. Mais Lui, apr�s avoir fait sortir tout le monde, prit avec Lui le p�re de l'enfant et sa m�re ainsi que ceux qui l�accompagnaient. Il entra l� o� �tait l�enfant.

41. Ayant saisi la main de l'enfant, Il lui dit : Talitha koum, ce qui se traduit par : Petite fille, je te le dis, r�veille-toi !

42. Aussit�t la fillette se dressa, et marcha. Elle avait douze ans. Et ils furent aussit�t stup�faits, vraiment boulevers�s.

43. Il leur recommanda fortement que personne ne le sache et Il dit qu�on lui donne � manger.

Commentaires et annotations

5.1 � 5.20 : Gu�rison d'un d�moniaque
(Passages parall�les en Matthieu 8.28-34 et Luc 8.26-39)

Le d�mon interrog� par J�sus pr�tend se nommer "L�gion", faisant ainsi r�f�rence aux l�gions romaines qui comptaient une multitude d'individus.

Nullement impressionn� par cette l�gion de d�mons, J�sus leur permet de se r�fugier dans des pourceaux qui symbolisent l'impuret�.

� Les esprits impurs sortirent, entr�rent dans les porcs, et le troupeau se lan�a en bas de la falaise, dans la mer. Environ deux mille se noy�rent dans la mer. � (verset 13)

Les souffrances et la d�mence de l'homme poss�d� cessent imm�diatement et celui-ci souhaite suivre J�sus qui lui r�pond :

� Retourne dans ta maison, pr�s des tiens, et annonce leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi et qu'Il a eu piti� de toi. � (verset 19)

Imaginons le t�moignage de ce missionnaire !

Il peut arriver d'entendre des t�moignages de personnes d�livr�es de l'occultisme ou de toute autre forme de d�pendance maligne.

Cela peut para�tre peu cr�dible pour un esprit rationnel mais leur d�livrance s'accompagne parfois de ph�nom�nes corporels qui, sans tomber dans les manifestations spectaculaires du film "L'Exorciste", expriment la pr�sence d'une force physique qui les dominait, r�siste ... et finit par les quitter sous l'invocation du nom de J�sus.

Qu'il porte le nom de L�gion ou toute autre d�nomination, rien n'est au-dessus du nom de J�sus :

� C�est pourquoi Dieu L�a souverainement �lev�, et Lui a fait le don du Nom qui est au-dessus de tout nom.

Ainsi, au nom de J�sus tout genou fl�chit dans les cieux, sur la terre et sous la terre.

Et toute langue confesse que J�sus Christ est Seigneur, pour la gloire de Dieu le P�re. � (Philippiens 2.9-11)

5.21 � 5.43 : Gu�rison d'une femme et r�surrection de la fille de Ja�ros
(Passages parall�les en Matthieu 9.18-26 et Luc 8.40-56)

J�sus dit � Ja�ros, le chef de la synagogue : � Ne crains pas, crois seulement ! � (verset 36).

Il ne s'agit pas de simples paroles de r�confort que J�sus lui adresse alors que sa fille est peut-�tre morte.

Il s'agit d'un enseignement, d'une invitation � s'en remettre � Dieu en toutes circonstances.

Il faut ainsi vaincre la peur pour vaincre la mort, la maladie, et toutes sortes d'agressions �manant de ce monde de t�n�bres !

C'est ce que venait de faire peu auparavant une femme atteinte d'une perte de sang depuis douze ans.

Malgr� son �tat de faiblesse, elle parvient � se glisser dans la foule afin de toucher le v�tement de J�sus :

� Car elle se disait : Si je touche au moins ses v�tements, je serai sauv�e. � (verset 28)

Quand J�sus a ressenti ce qui se passait ... � La femme effray�e et tremblante, sachant ce qui lui �tait arriv�, s'approcha et tomba devant Lui. Elle Lui dit toute la v�rit�. � (verset 33)

Elle avait peur ... mais avait su vaincre sa peur par la foi afin de gu�rir sa maladie.

J�sus dit : � Ma fille, ta foi t'a sauv�e. � (verset 34)

Notre foi est-elle suffisante ?

Non, il faut la mis�ricorde divine, la foi de Dieu, pour accomplir des miracles dans nos vies.

Car la foi est le canal par lequel va transiter la volont� de Dieu :

� Car vous �tes sauv�s par la gr�ce, par la foi. Et ceci ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. � (Eph�siens 2.8)

De ce fait, la puissance de Dieu va s'accomplir en celui ou celle qui croit pouvoir �tre gu�ri.

Mais il arrive aussi que cette puissance se manifeste non par la foi du malade mais par celle des intercesseurs.

C'est le cas du paralytique port� pr�s de J�sus par quatre hommes (Marc 2.1-12).

Il en est de m�me pour le serviteur qui fut gu�ri par l'intervention de son centurion (Matthieu 8.5-13).

Qu'est-ce qui pouvait bien pousser ces hommes � interc�der ainsi en faveur des autres ?

Ce sont-ils content�s de simples pri�res ?

Etaient-ils investis d'un don de gu�rison venant de l'Esprit Saint ?

Non, ils ont �t� pouss�s par l'amour du prochain.

Comme Paul le souligne en 1 Corinthiens 13.2, la foi comme les dons de l'Esprit ne sont rien sans l'amour.

� Et si j'ai le don de proph�tie et la science de tous les myst�res et de toute connaissance, m�me si j'ai la foi au point de transporter des montagnes, mais sans l'amour ... je ne suis rien ! �

J�sus va m�me plus loin dans l'un de Ses enseignements qui tra�te notamment de l'usage des dons de l'Esprit.

� Beaucoup me diront en ce jour : "Seigneur, Seigneur, n�avons-nous pas proph�tis� en ton nom ? En ton nom, n�avons-nous pas jet� des d�mons au dehors? Et en ton nom, n�avons-nous pas fait de nombreux miracles ?" Alors je leur r�pondrai : "Jamais je ne vous ai connus ! Ecartez-vous de moi, vous qui �tes injustes." � (Matthieu 7.22-23)

Celui qui est investi par l'amour ne peut �tre injuste.

Dieu n'est-il pas la r�f�rence en mati�re d'Amour et de Justice ?

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