EVANGILE de Jésus Christ selon LUC

Le Nouveau Testament comment�

Chapitre 8 ~ Versets 1 � 56

Parabole du semeur


Traduction Louis Segond 1910

1 Ensuite, J�sus allait de ville en ville et de village en village, pr�chant et annon�ant la bonne nouvelle du royaume de Dieu.

2 Les douze �taient avec lui et quelques femmes qui avaient �t� gu�ries d'esprits malins et de maladies : Marie, dite de Magdala, de laquelle �taient sortis sept d�mons,

3 Jeanne, femme de Chuza, intendant d'H�rode, Susanne, et plusieurs autres, qui l'assistaient de leurs biens.

4 Une grande foule s'�tant assembl�e, et des gens �tant venus de diverses villes aupr�s de lui, il dit cette parabole :

5 Un semeur sortit pour semer sa semence. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin : elle fut foul�e aux pieds, et les oiseaux du ciel la mang�rent.

6 Une autre partie tomba sur le roc : quand elle fut lev�e, elle s�cha, parce qu'elle n'avait point d'humidit�.

7 Une autre partie tomba au milieu des �pines : les �pines cr�rent avec elle, et l'�touff�rent.

8 Une autre partie tomba dans la bonne terre: quand elle fut lev�e, elle donna du fruit au centuple. Apr�s avoir ainsi parl�, J�sus dit � haute voix : Que celui qui a des oreilles pour entendre entende !

9 Ses disciples lui demand�rent ce que signifiait cette parabole.

10 Il r�pondit : Il vous a �t� donn� de conna�tre les myst�res du royaume de Dieu ; mais pour les autres, cela leur est dit en paraboles, afin qu'en voyant ils ne voient point, et qu'en entendant ils ne comprennent point.

11 Voici ce que signifie cette parabole : La semence, c'est la parole de Dieu.

12 Ceux qui sont le long du chemin, ce sont ceux qui entendent ; puis le diable vient, et enl�ve de leur coeur la parole, de peur qu'ils ne croient et soient sauv�s.

13 Ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui, lorsqu'ils entendent la parole, la re�oivent avec joie ; mais ils n'ont point de racine, ils croient pour un temps, et ils succombent au moment de la tentation.

14 Ce qui est tomb� parmi les �pines, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole, s'en vont, et la laissent �touffer par les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie, et ils ne portent point de fruit qui vienne � maturit�.

15 Ce qui est tomb� dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un coeur honn�te et bon, la retiennent, et portent du fruit avec pers�v�rance.

16 Personne, apr�s avoir allum� une lampe, ne la couvre d'un vase, ou ne la met sous un lit ; mais il la met sur un chandelier, afin que ceux qui entrent voient la lumi�re.

17 Car il n'est rien de cach� qui ne doive �tre d�couvert, rien de secret qui ne doive �tre connu et mis au jour.

18 Prenez donc garde � la mani�re dont vous �coutez ; car on donnera � celui qui a, mais � celui qui n'a pas on �tera m�me ce qu'il croit avoir.

19 La m�re et les fr�res de J�sus vinrent le trouver ; mais ils ne purent l'aborder, � cause de la foule.

20 On lui dit : Ta m�re et tes fr�res sont dehors, et ils d�sirent te voir.

21 Mais il r�pondit : Ma m�re et mes fr�res, ce sont ceux qui �coutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique.

22 Un jour, J�sus monta dans une barque avec ses disciples. Il leur dit : Passons de l'autre c�t� du lac. Et ils partirent.

23 Pendant qu'ils naviguaient, J�sus s'endormit. Un tourbillon fondit sur le lac, la barque se remplissait d'eau, et ils �taient en p�ril.

24 Ils s'approch�rent et le r�veill�rent, en disant : Ma�tre, ma�tre, nous p�rissons ! S'�tant r�veill�, il mena�a le vent et les flots, qui s'apais�rent, et le calme revint.

25 Puis il leur dit : O� est votre foi ? Saisis de frayeur et d'�tonnement, ils se dirent les uns aux autres : Quel est donc celui-ci, qui commande m�me au vent et � l'eau, et � qui ils ob�issent ?

26 Ils abord�rent dans le pays des G�ras�niens, qui est vis-�-vis de la Galil�e.

27 Lorsque J�sus fut descendu � terre, il vint au-devant de lui un homme de la ville, qui �tait poss�d� de plusieurs d�mons. Depuis longtemps il ne portait point de v�tement, et avait sa demeure non dans une maison, mais dans les s�pulcres.

28 Ayant vu J�sus, il poussa un cri, se jeta � ses pieds, et dit d'une voix forte : Qu'y a-t-il entre moi et toi, J�sus, Fils du Dieu Tr�s-Haut ? Je t'en supplie, ne me tourmente pas.

29 Car J�sus commandait � l'esprit impur de sortir de cet homme, dont il s'�tait empar� depuis longtemps ; on le gardait li� de cha�nes et les fers aux pieds, mais il rompait les liens, et il �tait entra�n� par le d�mon dans les d�serts.

30 J�sus lui demanda : Quel est ton nom ? L�gion, r�pondit-il. Car plusieurs d�mons �taient entr�s en lui.

31 Et ils priaient instamment J�sus de ne pas leur ordonner d'aller dans l'ab�me.

32 Il y avait l�, dans la montagne, un grand troupeau de pourceaux qui paissaient. Et les d�mons suppli�rent J�sus de leur permettre d'entrer dans ces pourceaux. Il le leur permit.

33 Les d�mons sortirent de cet homme, entr�rent dans les pourceaux, et le troupeau se pr�cipita des pentes escarp�es dans le lac, et se noya.

34 Ceux qui les faisaient pa�tre, voyant ce qui �tait arriv�, s'enfuirent, et r�pandirent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes.

35 Les gens all�rent voir ce qui �tait arriv�. Ils vinrent aupr�s de J�sus, et ils trouv�rent l'homme de qui �taient sortis les d�mons, assis � ses pieds, v�tu, et dans son bon sens ; et ils furent saisis de frayeur.

36 Ceux qui avaient vu ce qui s'�tait pass� leur racont�rent comment le d�moniaque avait �t� gu�ri.

37 Tous les habitants du pays des G�ras�niens pri�rent J�sus de s'�loigner d'eux, car ils �taient saisis d'une grande crainte. J�sus monta dans la barque, et s'en retourna.

38 L'homme de qui �taient sortis les d�mons lui demandait la permission de rester avec lui. Mais J�sus le renvoya, en disant :

39 Retourne dans ta maison, et raconte tout ce que Dieu t'a fait. Il s'en alla, et publia par toute la ville tout ce que J�sus avait fait pour lui.

40 A son retour, J�sus fut re�u par la foule, car tous l'attendaient.

41 Et voici, il vint un homme, nomm� Ja�rus, qui �tait chef de la synagogue. Il se jeta � ses pieds, et le supplia d'entrer dans sa maison,

42 parce qu'il avait une fille unique d'environ douze ans qui se mourait. Pendant que J�sus y allait, il �tait press� par la foule.

43 Or, il y avait une femme atteinte d'une perte de sang depuis douze ans, et qui avait d�pens� tout son bien pour les m�decins, sans qu'aucun ait pu la gu�rir.

44 Elle s'approcha par derri�re, et toucha le bord du v�tement de J�sus. Au m�me instant la perte de sang s'arr�ta.

45 Et J�sus dit : Qui m'a touch� ? Comme tous s'en d�fendaient, Pierre et ceux qui �taient avec lui dirent : Ma�tre, la foule t'entoure et te presse, et tu dis : "Qui m'a touch� ?"

46 Mais J�sus r�pondit : Quelqu'un m'a touch�, car j'ai connu qu'une force �tait sortie de moi.

47 La femme, se voyant d�couverte, vint toute tremblante se jeter � ses pieds, et d�clara devant tout le peuple pourquoi elle l'avait touch�, et comment elle avait �t� gu�rie � l'instant.

48 J�sus lui dit : Ma fille, ta foi t'a sauv�e ; va en paix.

49 Comme il parlait encore, survint de chez le chef de la synagogue quelqu'un disant : Ta fille est morte ; n'importune pas le ma�tre.

50 Mais J�sus, ayant entendu cela, dit au chef de la synagogue : Ne crains pas, crois seulement, et elle sera sauv�e.

51 Lorsqu'il fut arriv� � la maison, il ne permit � personne d'entrer avec lui, si ce n'est � Pierre, � Jean et � Jacques, et au p�re et � la m�re de l'enfant.

52 Tous pleuraient et se lamentaient sur elle. Alors J�sus dit : Ne pleurez pas ; elle n'est pas morte, mais elle dort.

53 Et ils se moquaient de lui, sachant qu'elle �tait morte.

54 Mais il la saisit par la main, et dit d'une voix forte : Enfant, l�ve-toi.

55 Et son esprit revint en elle, et � l'instant elle se leva ; et J�sus ordonna qu'on lui donn�t � manger.

56 Les parents de la jeune fille furent dans l'�tonnement, et il leur recommanda de ne dire � personne ce qui �tait arriv�.

Nouvelle traduction de la Bible

1. Par la suite, Il se rendit de villes en villages. Il proclamait et annon�ait la bonne nouvelle du Royaume de Dieu avec les Douze.

2. Il y avait aussi quelques-unes des femmes gu�ries d'esprits mauvais et de maladies : Marie, dite de Magadala, dont sept d�mons �taient sortis.

3. Jeanne, la femme de Chouza, l'intendant d'H�rode, Suzanne et beaucoup d'autres qui les assistaient de leurs biens.

4. Une foule importante venue vers Lui de toutes les villes se rassembla, et Il s'exprima en parabole.

5. Le semeur est sorti pour semer sa semence. Pendant qu'il semait, une partie tomba au bord du chemin, fut pi�tin�e, et les oiseaux du ciel l'ont mang�e.

6. Une autre tomba sur la pierre. Elle poussa et s�cha en l'absence d'humidit�.

7. Une autre tomba au milieu des �pines, et les �pines ont pouss� et l'ont �touff�e.

8. Une autre tomba dans la terre, la bonne, poussa et donna du fruit au centuple. Apr�s ces paroles, Il s'�cria : Que celui qui a des oreilles, entende !

9. Les disciples Lui demand�rent ce que cette parabole pouvait signifier.

10. Il leur dit : Il vous a �t� donn� de conna�tre les myst�res du Royaume de Dieu, mais pour ceux qui restent, c'est en paraboles, afin qu'ils voient sans voir, et entendent sans comprendre.

11. Voici ce que signifie cette parabole : la semence, c'est la parole de Dieu.

12. Ceux qui sont au bord du chemin, ce sont ceux qui ont �cout�. Ensuite, vient le diable, et il enl�ve la parole de leur c�ur, de peur qu'ils ne croient et soient sauv�s.

13. Ceux qui sont sur la pierre, sont ceux qui, lorsqu'ils l'entendent, accueillent la parole avec joie. Mais n'ayant pas de racines, ils croient pendant un temps puis s'�cartent face � l'�preuve.

14. Ce qui est tomb� dans les �pines, ce sont ceux qui ont entendu mais qui, � cause des soucis, des richesses et des plaisirs de la vie, sont �touff�s en cours de route et n'arrivent pas � maturit�.

15. Ce qui est dans la bonne terre, ce sont ceux qui, d'un c�ur bon et bienveillant, ont entendu la parole, la retiennent, et portent du fruit avec pers�v�rance.

16. Personne, ayant allum� une lampe, ne la couvre d�un vase, ou ne la place sous un lit.�Au contraire, il la met sur un chandelier, afin que ceux qui entrent voient la lumi�re.

17. Car il n�est rien de cach� qui ne devienne manifeste, rien de secret qui ne doive �tre connu et mis en lumi�re.

18. Prenez donc garde � la fa�on dont vous �coutez.�Car quiconque a �cout�, il lui sera donn�, mais � celui qui n�a pas, on enl�vera m�me ce qu�il pense avoir.

19. Sa m�re et Ses fr�res arriv�rent alors sans pouvoir s'approcher de Lui � cause de la foule.

20. On Lui annon�a : Ta m�re et tes fr�res sont dehors et veulent te voir.

21. Il leur r�pondit : Ma m�re et mes fr�res sont ceux qui �coutent la parole de Dieu et la mettent en application.

22. Un autre jour, Il monta dans une barque avec Ses disciples et Il leur dit : Traversons vers l'autre rive du lac. Et ils gagn�rent le large.

23. Pendant qu'ils naviguaient, Il s'endormit. Un vent violent balaya le lac. Ils �taient submerg�s et en danger.

24. Ils s'approch�rent pour Le r�veiller en disant : Ma�tre, ma�tre, nous p�rissons ! Il se r�veilla, mena�a le vent et la houle qui cess�rent. Un calme plat s'instaura.

25. Il leur dit : O� est votre foi ? Apeur�s, ils �taient stup�faits et se disaient entre eux : Qui est-il donc ? Il commande m�me aux vents et � l'eau qui lui ob�issent.

26. Ils abord�rent dans le pays des G�ras�niens qui est situ� face � la Galil�e.

27. Quand Il d�barqua � terre, un homme de la ville vint � sa rencontre. Poss�d� de d�mons, il ne portait plus de v�tement depuis longtemps, ne demeurait pas dans une maison mais dans les tombeaux.

28. Quand il aper�ut J�sus, il tomba devant Lui en poussant de grands cris et dit d'une voix forte : Que me veux-tu J�sus, Fils du Dieu Tr�s-Haut ? Je t'en prie, ne me tourmente pas.

29. Car Il avait ordonn� � l'esprit impur de sortir de cet homme. En effet, celui-ci s'�tait fr�quemment empar� de lui. On le liait pour le garder avec des cha�nes et des entraves mais il brisait les liens et le d�mon le poussait vers les lieux d�serts.

30. Alors, J�sus lui demanda : Quel est ton nom ? Il dit : L�gion ! En effet, de nombreux d�mons s'�taient empar�s de lui.

31. Ils Le suppliaient de ne pas leur ordonner de s'en aller dans l'ab�me.

32. Il y avait un grand troupeau de porcs qui paissait dans la montagne et ils Le suppli�rent afin qu'Il leur permettent d'y entrer. Il le leur permit.

33. Sortant de l'homme, les d�mons entr�rent dans les porcs et le troupeau se pr�cipita dans le lac, en bas de l'escarpement, et s'y noya.

34. A cette vue, les gardiens qui �taient arriv�s s'enfuirent et le racont�rent en ville et dans les campagnes.

35. Les gens sortirent pour voir ce qui s'�tait produit et s'approch�rent de J�sus. Ils trouv�rent l'homme assis aux pieds de J�sus, celui dont les d�mons �taient sortis, habill� et saint d'esprit. Ils eurent peur.

36. Ceux qui l'avaient vu leur racont�rent aussi comment le poss�d� avait �t� sauv� des d�mons.

37. Alors, toute la population de cette contr�e des G�ras�niens Lui demanda de s'�loigner car une grande peur s'�tait empar�e d'eux. Il remonta dans la barque pour s'en aller.

38. L'homme dont les d�mons �taient sortis Le priait pour rester avec Lui. Mais Il le renvoya en disant :

39. Retourne chez toi et raconte tout ce que Dieu a fait pour toi. Et il s'�loigna pour proclamer dans toute la ville ce que J�sus avait fait pour lui.

40. Lors de son retour, la foule accueillit J�sus car tous L'attendaient.

41. Alors s'approcha un d�nomm� Ja�re qui �tait chef de la synagogue. Il tomba aux pieds de J�sus et Le pria d'entrer dans sa maison.

42. Il avait une fille unique d'une douzaine d'ann�es qui �tait mourante. Comme Il s'avan�ait, les gens s'empressaient autour de Lui.

43. Il y avait une femme atteinte d�une perte de sang depuis douze ans. Elle avait d�pens� tout son bien chez les m�decins sans qu�aucun ait pu la gu�rir.

44. Elle s'approcha par derri�re et toucha la frange de Son manteau. Aussit�t, sa perte de sang s�arr�ta.

45. Alors J�sus dit�: Qui m�a touch�? Tous s�en d�fendaient et Pierre dit�: Ma�tre, ce sont les gens qui te pressent et te serrent et tu dis : "Qui m'a touch� ?"

46. Mais J�sus dit�: Quelqu�un m�a touch�, car j�ai su qu�une force �tait sortie de moi.

47. La femme, voyant qu'elle n'avait pu passer inaper�ue, vint en tremblant se jeter devant Lui et raconta, devant tout le monde, pourquoi elle L�avait touch�, et comment elle avait �t� gu�rie imm�diatement.

48. Il lui dit�: Ma fille, ta foi t�a sauv�e�; va en paix.

49. Il parlait encore quand quelqu'un arriva de la maison du chef de la synagogue pour dire : Ta fille est morte, ne d�range plus le Ma�tre.

50. J�sus, qui l'avait entendu, lui r�pondit : Ne crains pas, crois seulement, et elle sera sauv�e !

51. Arriv� � la maison, Il ne permit � personne d'entrer avec Lui, sauf � Pierre, Jean, Jacques comme au p�re et � la m�re de l'enfant.

52. Tous pleuraient et se lamentaient � cause d'elle. Il dit : Ne pleurez pas, car elle n'est pas morte mais elle dort.

53. Ils se moquaient de Lui car ils savaient qu'elle �tait morte.

54. Il lui saisit la main et dit �nergiquement : Mon enfant, r�veille-toi !

55. L'esprit lui revint et elle se leva aussit�t. Il ordonna qu'on lui donne � manger.

56. Ses parents �taient stup�faits. Il leur recommanda de ne dire � personne ce qui �tait arriv�.

Commentaires et annotations

8.1 � 8.3 : Aux c�t�s de J�sus
8.4 � 8.15 : Parabole du semeur
(Passages parall�les en Matthieu 13.1-23 et Marc 4.1-20)

Apr�s avoir expos� la parabole du semeur, J�sus en donne l'explication � Ses disciples en accompagnant celle-ci d'un commentaire �nigmatique :

� Il vous a �t� donn� de conna�tre les myst�res du Royaume de Dieu, mais pour ceux qui restent, c'est en paraboles, afin qu'ils voient sans voir, et entendent sans comprendre. � (verset 10)

Cette formule fait r�f�rence � un texte d'Esa�e (6.9-10) que l'on retrouve �galement en Matthieu (13.13-14) et Marc (4.11-12) avec des nuances qui ne facilitent pas la compr�hension.

Quelle est la volont� de J�sus ?

Il s'agit d'abord d'accomplir une proph�tie promulgu�e par Esa�e. Sept si�cles auparavant Dieu savait que le c�ur de Son peuple allait s'endurcir.

Matthieu le constate au verset 13.15.

De ce fait, lorsque J�sus s'est r�v�l�, parmi la multitude qui venait l'�couter seule une minorit� avait encore le c�ur ouvert, accessible � Ses enseignements. Pour les autres, les paraboles resteraient lettre morte.

Qu'en est-il pour nous qui avons l'avantage de disposer � la fois des paraboles, des explications et de multiples commentaires depuis pr�s de 2000 ans ?

La balle est dans notre camp, et la parabole du semeur peut nous r�v�ler quel est notre camp :

- verset 12 : comme ceux qui, � l'image de la majorit� du peuple d'Isra�l, ont entendu sans comprendre,

- verset 13 : ou ceux qui s'enflamment au d�but pour J�sus puis disparaissent au bout de quelques temps pour retourner � leurs occupations mondaines,

- verset 14 : ou encore ceux qui vont v�g�ter dans la foi sans pouvoir s'�lever au-dessus des soucis de ce monde (les �pines),

- verset 15 : ou enfin ceux qui sauront surmonter les �preuves pour porter du fruit.

Ces derniers ont pouss� dans la "bonne terre", mais la bonne terre produit aussi des ronces, de la mauvaise herbe (voir en ce sens la parabole de l'ivraie en Matthieu 13.24-43 et son explication).

Peu importe, le bon grain peut porter du fruit m�me si la mauvaise graine tente de lui ravir !

8.16 � 8.18 : La lumi�re du monde
(Passages parall�les en Matthieu 5.14-15 et Marc 4.21-25)

Qu'est-ce que la lumi�re du monde ?

Est-ce celle du soleil ... ou celle de l'Esprit de Dieu ?

Est-elle entr�e en nous pour illuminer notre c�ur et changer notre vie ?

Cela devrait se refl�ter par notre comportement !

� Vous �tes la lumi�re du monde. Une ville situ�e en haut d'une montagne ne peut �tre cach�e. On n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau mais sur le chandelier, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. � (Matthieu 5.14-15)

Les chr�tiens se devraient d'�tre exemplaires, rayonnant dans leur maison, pour leur entourage ... au point d'illuminer un jour leur cit� afin que celle-ci rayonne � son tour sur le monde environnant.

Ainsi se propage la lumi�re de J�sus sur le monde au travers de nos �uvres qui manifestent l'amour du prochain, reflet de l'amour de Dieu.

� Que brille ainsi votre lumi�re devant les hommes de sorte qu'ils voient vos bonnes �uvres et glorifient votre P�re dans les cieux. � (Matthieu 5.16)

Si nous ne r�pandons pas cette lumi�re, si nous la tenons cach�e en la couvrant d'un vase, ou sous le lit, si notre fa�on d'�couter la Parole de Dieu demeure �troite et �go�ste, si nous enterrons le tr�sor qui nous a �t� donn� au lieu de le faire fructifier ... � quoi bon l'avoir re�ue ?

� Prenez donc garde � la fa�on dont vous �coutez. Car quiconque a �cout�, il lui sera donn�, mais � celui qui n�a pas, on enl�vera m�me ce qu�il pense avoir. � (verset 18)

Nous croyons avoir la foi ? Nous croyons avoir �t� sauv�s ?

Mais si cette foi est rest�e lettre morte, sans �uvres qui l'attestent ... notre lumi�re s'�teint :

� Comme le corps sans souffle est mort, de m�me aussi, la foi sans les �uvres est morte. � (Jacques 2.26)

8.19 � 8.21 : La vraie famille de J�sus
(Passages parall�les en Matthieu 12.46-50 et Marc 3.31-35)

Lorsque J�sus parle de Sa famille, qu'il s'agisse de Sa m�re, ou de Ses proches parents qualifi�s de "fr�res", Il affiche une distance relationnelle qui s'explique par le fait que ceux-ci ne L'avaient pas compris dans un premier temps.

Quand se sont-ils convertis ? Ce n'est pas pr�cis�.

Marie se retrouve par la suite aux pieds de la croix, Jacques sera pr�sent� ult�rieurement parmi les disciples comme le "fr�re du Seigneur", mais beaucoup ont r�ellement compris le sens du minist�re de J�sus apr�s la r�surrection.

Les ap�tres n'ont pas �chapp� � cette r�gle.

Bien qu'ils aient suivi J�sus, tous se sont enfuis lors de Son arrestation.

Et ces hommes qui ont peut-�tre craint pendant un temps d'�tre arr�t�s avec J�sus n'h�siteront pas par la suite � risquer leurs vies pour diffuser la Bonne Nouvelle dans un monde hostile.

La r�surrection a �t� d�terminante dans leur �dification spirituelle mais, surtout, le bapt�me dans l'Esprit qui s'est manifest� � partir de la Pentec�te. A dater de ce jour, ce n'�tait plus leur esprit qui les guidait et pouvait les inciter � fuir mais l'Esprit Saint qui allait les diriger.

De ce fait, tous les v�ritables disciples qui se sont succ�d�s depuis 2 000 ans, sous la conduite de l'Esprit Saint, ont pu se comporter comme de v�ritables fr�res et s�urs de J�sus.

Ceux-l� sont membres de Sa famille spirituelle.

Pour les qualifier, Jean a utilis� un autre terme :

� Je ne vous appelle plus esclaves, car l'esclave ne sait pas ce que fait le ma�tre. Mais je vous ai nomm�s mes amis, parce que tout ce que j'ai entendu aupr�s du P�re, je vous l'ai fait conna�tre. � (Jean 15.15)

L'esclave, c'est celui sur lequel son ma�tre � droit de vie ou de mort tout comme Dieu peut en disposer sur nos vies.

L'ami n'exerce pas un tel droit, au contraire, il est pr�t � se sacrifier pour ses amis !

� Il n'est de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. � (Jean 15.13) C'est ce que J�sus a fait.

8.22 � 8.25 : J�sus apaise la temp�te
(Passages parall�les en Matthieu 8.18 & 23-27 et Marc 4.35-41)
8.22 � 8.39 : Gu�rison d'un d�moniaque
(Passages parall�les en Matthieu 8.28-34 et Marc 5.1-20)
8.40 � 8.56 : Gu�rison d'une femme et r�surrection de la fille de Ja�re
(Passages parall�les en Matthieu 9.18-26 et Marc 5.21-43)

Une femme vient d'�tre gu�rie d'une longue maladie.

J�sus lui dit : � Ta foi t'a sauv�e, va en paix. � (verset 48)

Il s'�tait adress� dans les m�mes termes � une "femme de mauvaise vie" chez Simon le Pharisien (Luc 7.50).

Au travers de ces exemples, nous pouvons mieux comprendre le sens de cette phrase de l'ap�tre Paul : � Car vous �tes sauv�s par la gr�ce, par la foi. Et ceci ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. � (Eph�siens 2.8)

Cette foi, qui va permettre de recevoir la gr�ce de Dieu, est accord�e au gr� de Sa volont� de gu�rison et de salut.

La foi va nous pousser, mais nous pouvons r�sister, refuser de croire que J�sus est venu pour nous sauver. D'autres seront plus pers�v�rants, traversant les �preuves � la recherche du Dieu unique ... pendant des ann�es.

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