EVANGILE de Jésus Christ selon MARC

Le Nouveau Testament comment�

Chapitre 3 ~ Versets 1 � 35

Les disciples et la famille de J�sus


Traduction Louis Segond 1910

1 J�sus entra de nouveau dans la synagogue. Il s'y trouvait un homme qui avait la main s�che.

2 Ils observaient J�sus, pour voir s'il le gu�rirait le jour du sabbat : c'�tait afin de pouvoir l'accuser.

3 Et J�sus dit � l'homme qui avait la main s�che : L�ve-toi, l� au milieu.

4 Puis il leur dit : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer ? Mais ils gard�rent le silence.

5 Alors, promenant ses regards sur eux avec indignation, et en m�me temps afflig� de l'endurcissement de leur coeur, il dit � l'homme : Etends ta main. Il l'�tendit, et sa main fut gu�rie.

6 Les pharisiens sortirent, et aussit�t ils se consult�rent avec les h�rodiens sur les moyens de le faire p�rir.

7 J�sus se retira vers la mer avec ses disciples. Une grande multitude le suivit de la Galil�e ; et de la Jud�e,

8 et de J�rusalem, et de l'Idum�e, et d'au del� du Jourdain, et des environs de Tyr et de Sidon, une grande multitude, apprenant tout ce qu'il faisait, vint � lui.

9 Il chargea ses disciples de tenir toujours � sa disposition une petite barque, afin de ne pas �tre press� par la foule.

10 Car, comme il gu�rissait beaucoup de gens, tous ceux qui avaient des maladies se jetaient sur lui pour le toucher.

11 Les esprits impurs, quand ils le voyaient, se prosternaient devant lui, et s'�criaient : Tu es le Fils de Dieu.

12 Mais il leur recommandait tr�s s�v�rement de ne pas le faire conna�tre.

13 Il monta ensuite sur la montagne ; il appela ceux qu'il voulut, et ils vinrent aupr�s de lui.

14 Il en �tablit douze, pour les avoir avec lui, et pour les envoyer pr�cher

15 avec le pouvoir de chasser les d�mons.

16 Voici les douze qu'il �tablit : Simon, qu'il nomma Pierre ;

17 Jacques, fils de Z�b�d�e, et Jean, fr�re de Jacques, auxquels il donna le nom de Boanerg�s, qui signifie fils du tonnerre ;

18 Andr� ; Philippe ; Barth�lemy ; Matthieu ; Thomas ; Jacques, fils d'Alph�e ; Thadd�e ; Simon le Cananite ;

19 et Judas Iscariot, celui qui livra J�sus. Ils se rendirent � la maison,

20 et la foule s'assembla de nouveau, en sorte qu'ils ne pouvaient pas m�me prendre leur repas.

21 Les parents de J�sus, ayant appris ce qui se passait, vinrent pour se saisir de lui ; car ils disaient : Il est hors de sens.

22 Et les scribes, qui �taient descendus de J�rusalem, dirent : Il est poss�d� de B�elz�bul ; c'est par le prince des d�mons qu'il chasse les d�mons.

23 J�sus les appela, et leur dit sous forme de paraboles : Comment Satan peut-il chasser Satan ?

24 Si un royaume est divis� contre lui-m�me, ce royaume ne peut subsister ;

25 et si une maison est divis�e contre elle-m�me, cette maison ne peut subsister.

26 Si donc Satan se r�volte contre lui-m�me, il est divis�, et il ne peut subsister, mais c'en est fait de lui.

27 Personne ne peut entrer dans la maison d'un homme fort et piller ses biens, sans avoir auparavant li� cet homme fort ; alors il pillera sa maison.

28 Je vous le dis en v�rit�, tous les p�ch�s seront pardonn�s aux fils des hommes, et les blasph�mes qu'ils auront prof�r�s ;

29 mais quiconque blasph�mera contre le Saint-Esprit n'obtiendra jamais de pardon : il est coupable d'un p�ch� �ternel.

30 J�sus parla ainsi parce qu'ils disaient : Il est poss�d� d'un esprit impur.

31 Survinrent sa m�re et ses fr�res, qui, se tenant dehors, l'envoy�rent appeler.

32 La foule �tait assise autour de lui, et on lui dit : Voici, ta m�re et tes fr�res sont dehors et te demandent.

33 Et il r�pondit : Qui est ma m�re, et qui sont mes fr�res ?

34 Puis, jetant les regards sur ceux qui �taient assis tout autour de lui : Voici, dit-il, ma m�re et mes fr�res.

35 Car, quiconque fait la volont� de Dieu, celui-l� est mon fr�re, ma soeur, et ma m�re.

Nouvelle traduction de la Bible

1. Il entra de nouveau dans la synagogue. Il y avait l� un homme dont la main �tait paralys�e.

2. Ils Le surveillaient afin de L'accuser si, le jour du sabbat, Il le gu�rissait.

3. Il dit � l'homme � la main paralys�e : L�ve-toi l�, au milieu.

4. Et Il leur dit : Est-il permis lors du sabbat de faire le bien ou le mal, de sauver une vie ou de tuer ? Mais eux, se taisaient.

5. Les regardant tour � tour avec col�re, afflig� par l'endurcissement de leur c�ur, Il dit � l'homme : Tends la main. Il l'�tendit et sa main fut r�tablie.

6. Aussit�t sortis, les Pharisiens se concert�rent contre Lui avec les H�rodiens afin de Le perdre.

7. J�sus se retira avec Ses disciples vers la mer. Une foule nombreuse Le suivit de Galil�e et de Jud�e.

8. Apprenant tout ce qu'Il faisait, une grande multitude vint � Lui de J�rusalem, de l'Idum�e, d'au-del� du Jourdain, des alentours de Tyr et de Sidon.

9. Il dit � Ses disciples de Lui r�server une petite barque afin que la foule ne L'�crase pas.

10. Car Il en gu�rissait tellement que tous ceux qui avaient des douleurs se jetaient sur Lui afin qu'Il les touche.

11. Les esprits impurs, quand ils Le voyaient, se prosternaient devant Lui en criant : Toi, tu es le Fils de Dieu.

12. Et Il en rabrouait beaucoup afin qu'ils ne le propagent pas.

13. Il monta dans la montagne et appela ceux qu'Il voulait. Ils vinrent � Lui.

14. Il d�signa les douze, pour qu'ils soient avec Lui et les envoyer pr�cher.

15. Ils auraient autorit� pous expulser les d�mons.

16. Voici les douze qu'Il �tablit : Simon, auquel Il affecta le nom de Pierre.

17. Jacques, le fils de Z�b�d�e, et Jean le fr�re de Jacques, qu'Il surnomma "Boanerg�s", ce qui signifie fils du tonnerre.

18. Andr�, Philippe, Bartholom�e, Matthieu, Thomas, Jacques le fils d'Alph�e, Thad�e et Simon le Canan�en.

19. Enfin, Judas Iscarioth, celui qui Le livra.

20. Il vint � la maison, et la foule s�assembla de nouveau, au point de ne pouvoir m�me prendre le repas.

21. Quand ils apprirent cela, ceux de Sa famille sortirent pour se saisir de Lui. Car ils disaient : Il est insens� !

22. Les scribes qui �taient descendus de J�rusalem disaient : Il est poss�d� par Beelzeboul, et c�est par le prince des d�mons qu�il expulse les d�mons.

23. Il les appela et leur dit en paraboles : Comment Satan peut-il expulser Satan ?

24. Si un royaume est divis� contre lui-m�me, ce royaume ne peut se maintenir.

25. Et si une maison est divis�e contre elle-m�me, cette maison ne pourra se maintenir.

26. Si donc Satan se dresse contre lui-m�me, il est divis�. Il ne peut tenir et c�en est fini de lui.

27. Personne ne peut entrer dans la maison d�un homme fort et piller ses biens, s'il n'a d'abord li� cet homme fort. Alors il pillera sa maison.

28. A vrai dire, tout sera pardonn� aux fils des hommes, les fautes et les blasph�mes autant qu�ils en auront prof�r�s.

29. Mais quiconque blasph�me contre l'Esprit Saint ne sera jamais pardonn� : il est coupable d�une faute �ternelle.

30. Car ils disaient : Il a un esprit impur.

31. Arriv�rent alors Sa m�re et Ses fr�res qui se tenaient dehors et envoy�rent L'appeler.

32. Assis autour de Lui, les gens Lui dirent : Voici, ta m�re et tes fr�res sont dehors. Ils te cherchent.

33. Et Il leur r�pondit : Qui est ma m�re, et mes fr�res ?

34. Puis, parcourant du regard ceux qui �taient assis en cercle autour de Lui, Il dit : Voici ma m�re et mes fr�res.

35. En effet, celui qui fait la volont� de Dieu est mon fr�re, ma s�ur, et ma m�re.

Allez jusqu'au bout de l'Evangile !

Commentaires et annotations

3.1 � 3.6 : Gu�rison un jour de sabbat
(Passages parall�les en Matthieu 12.9-14 et Luc 6.6-11)
3.7 � 3.12 : J�sus gu�rit la foule
(Passages parall�les en Matthieu 12.15-16 et Luc 6.17-19)
3.13 � 3.19 : J�sus choisit les Douze
(Passages parall�les en Matthieu 10.1-4 et Luc 6.12-16)
3.20 � 3.30 : J�sus et les m�disances
(Passages parall�les en Matthieu 12.24-32 et Luc 11.15-23 & 12.10)

Les proches parents de J�sus disaient : "Il est insens� !" (verset 21) L'ap�tre Paul d�veloppe le th�me de la folie en ces termes :

� En effet, la pr�dication de la croix est une folie pour ceux qui se perdent, mais pour ceux qui sont sauv�s, pour nous, c'est une puissance de Dieu. � (1 Corinthiens 1.18)

Il �crit un peu plus loin : � Car la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes. � (1 Corinthiens 1.25)

Tout ceci demeure bien incompr�hensible pour le commun des mortels auquel �chappe la dimension de l'engagement de J�sus.

J�sus �tait incontr�lable : Sa passion en Dieu d�passait l'entendement humain.

De nos jours, l'expression "fous de Dieu" caract�rise des fanatiques religieux pr�ts � tout, y compris se faire exploser au mileu de la foule. Mais pr�ts � tout pour quoi ?

Faire grandir l'Amour ... ou la haine ?

Promouvoir le triomphe de la vie ... ou la mort ?

Servir Dieu ... ou Satan ?

Le vrai "fou de Dieu" d�borde d'enthousiasme, mot qui vient du grec "en theo" et signifie "avoir Dieu en soi".

Le terme grec "enthousiasmos" qualifiait une "inspiration divine" pouvant mettre l'individu en �tat de transe.

Ce qualificatif visait notamment les mystiques de toutes religions. Ceux-ci, de toutes �vidences, n'�taient pas pour autant anim�s par l'Esprit Saint.

Avoir le vrai Dieu en soi ne conduit pas � des �tats d�lirants.

La pr�sence de Dieu peut toutefois se manifester par des comportements de joie.

N'�tait-ce pas le cas lorsque l'Arche de l'alliance fut ramen�e par David ?

� David dansait de toute sa force devant l�Eternel, et il �tait ceint d�un �phod de lin. David et toute la maison d�Isra�l firent monter l�arche de l�Eternel avec des cris de joie et au son des trompettes. � (2 Samuel 6.14-15)

3.31 � 3.35 : La vraie famille de J�sus
(Passages parall�les en Matthieu 12.46-50 et Luc 8.19-21)

Pendant un temps dont la dur�e n'est pas d�termin�e, ni la m�re, ni les proches parents de J�sus ne Le suivaient. Comme beaucoup, ils n'avaient pas compris le sens de Sa mission et leur position de retrait conduit J�sus � consid�rer qu'ils n'accomplissaient pas la volont� de Dieu.

Car pour l'homme ou la femme convertis, qui ex�cutent ce que Dieu leur demande sur le fondement de l'enseignement biblique : les ordres viennent d'en haut !

L'autorit� de Dieu pr�vaut sur toute autre et le comportement qui en d�coule peut para�tre insens� aux yeux des hommes.

Les relations que nous avions avec le monde avant notre conversion peuvent se poursuivre ... si elles ne nous d�tournent pas de la volont� de Dieu.

Car quand il fut demand� aux ap�tres de renoncer � proclamer l'Evangile, leur r�ponse fut unanime : � Pierre et les ap�tres r�pondirent : Il faut ob�ir � Dieu plut�t qu'aux hommes. � (Actes 5.29)

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