EVANGILE de Jésus Christ selon MATTHIEU

Le Nouveau Testament comment�

Chapitre 9 ~ Versets 1 � 38

Le minist�re de J�sus en Galil�e


Traduction Louis Segond 1910

1 J�sus, �tant mont� dans une barque, traversa la mer, et alla dans sa ville.

2 Et voici, on lui amena un paralytique couch� sur un lit. J�sus, voyant leur foi, dit au paralytique : Prends courage, mon enfant, tes p�ch�s te sont pardonn�s.

3 Sur quoi, quelques scribes dirent au dedans d�eux: Cet homme blasph�me.

4 Et J�sus, connaissant leurs pens�es, dit : Pourquoi avez-vous de mauvaises pens�es dans vos coeurs ?

5 Car, lequel est le plus ais�, de dire : Tes p�ch�s sont pardonn�s, ou de dire : L�ve-toi, et marche ?

6 Or, afin que vous sachiez que le Fils de l�homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les p�ch�s : L�ve-toi, dit-il au paralytique, prends ton lit, et va dans ta maison.

7 Et il se leva, et s�en alla dans sa maison.

8 Quand la foule vit cela, elle fut saisie de crainte, et elle glorifia Dieu, qui a donn� aux hommes un tel pouvoir.

9 De l� �tant all� plus loin, J�sus vit un homme assis au lieu des p�ages, et qui s�appelait Matthieu. Il lui dit : Suis-moi. Cet homme se leva, et le suivit.

10 Comme J�sus �tait � table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre � table avec lui et avec ses disciples.

11 Les pharisiens virent cela, et ils dirent � ses disciples : Pourquoi votre ma�tre mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ?

12 Ce que J�sus ayant entendu, il dit : Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de m�decin, mais les malades.

13 Allez, et apprenez ce que signifie : � Je prends plaisir � la mis�ricorde, et non aux sacrifices. � Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des p�cheurs.

14 Alors les disciples de Jean vinrent aupr�s de J�sus, et dirent : Pourquoi nous et les pharisiens je�nons-nous, tandis que tes disciples ne je�nent point ?

15 J�sus leur r�pondit : Les amis de l��poux peuvent-ils s�affliger pendant que l��poux est avec eux ? Les jours viendront o� l��poux leur sera enlev�, et alors ils je�neront.

16 Personne ne met une pi�ce de drap neuf � un vieil habit ; car elle emporterait une partie de l�habit, et la d�chirure serait pire.

17 On ne met pas non plus du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, les outres se rompent, le vin se r�pand, et les outres sont perdues ; mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le vin et les outres se conservent.

18 Tandis qu�il leur adressait ces paroles, voici, un chef arriva, se prosterna devant lui, et dit : Ma fille est morte il y a un instant ; mais viens, impose-lui les mains, et elle vivra.

19 J�sus se leva, et le suivit avec ses disciples.

20 Et voici, une femme atteinte d�une perte de sang depuis douze ans s�approcha par derri�re, et toucha le bord de son v�tement.

21 Car elle disait en elle-m�me : Si je puis seulement toucher son v�tement, je serai gu�rie.

22 J�sus se retourna, et dit, en la voyant : Prends courage, ma fille, ta foi t�a gu�rie. Et cette femme fut gu�rie � l�heure m�me.

23 Lorsque J�sus fut arriv� � la maison du chef, et qu�il vit les joueurs de fl�te et la foule bruyante,

24 il leur dit : Retirez-vous ; car la jeune fille n�est pas morte, mais elle dort. Et ils se moquaient de lui.

25 Quand la foule eut �t� renvoy�e, il entra, prit la main de la jeune fille, et la jeune fille se leva.

26 Le bruit s�en r�pandit dans toute la contr�e.

27 Etant parti de l�, J�sus fut suivi par deux aveugles, qui criaient : Aie piti� de nous, Fils de David !

28 Lorsqu�il fut arriv� � la maison, les aveugles s�approch�rent de lui, et J�sus leur dit : Croyez-vous que je puisse faire cela ? Oui, Seigneur, lui r�pondirent-ils.

29 Alors il leur toucha les yeux, en disant : Qu�il vous soit fait selon votre foi.

30 Et leurs yeux s�ouvrirent. J�sus leur fit cette recommandation s�v�re : Prenez garde que personne ne le sache.

31 Mais, d�s qu�ils furent sortis, ils r�pandirent sa renomm�e dans tout le pays.

32 Comme ils s�en allaient, voici, on amena � J�sus un d�moniaque muet.

33 Le d�mon ayant �t� chass�, le muet parla. Et la foule �tonn�e disait : Jamais pareille chose ne s�est vue en Isra�l.

34 Mais les pharisiens dirent : C�est par le prince des d�mons qu�il chasse les d�mons.

35 J�sus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, pr�chant la bonne nouvelle du royaume, et gu�rissant toute maladie et toute infirmit�.

36 Voyant la foule, il fut �mu de compassion pour elle, parce qu�elle �tait languissante et abattue, comme des brebis qui n�ont point de berger.

37 Alors il dit � ses disciples : La moisson est grande, mais il y a peu d�ouvriers.

38 Priez donc le ma�tre de la moisson d�envoyer des ouvriers dans sa moisson.

Nouvelle traduction de la Bible

1. Il monta dans une barque, passa de l'autre c�t� et se rendit dans Sa propre ville.

2. On porta alors pr�s de Lui un paralytique couch� sur un lit. En voyant leur foi, J�sus dit au paralytique : Aie courage, mon enfant, tes p�ch�s te sont remis.

3. Alors certains scribes se dirent en eux-m�mes : Celui-ci blasph�me.

4. Voyant leurs pr�occupations, J�sus dit : Pourquoi avez-vous de mauvaises pens�es dans vos c�urs ?

5. Qu'est-il plus facile de dire : Tes p�ch�s te sont remis, ou bien de dire : L�ve-toi et marche ?

6. Afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir sur terre de remettre les p�ch�s - Il dit alors au paralytique : En te levant prends ta civi�re et va dans ta maison.

7. Il se leva et s'�loigna vers sa maison.

8. Voyant cela, les foules furent effray�es et glorifi�rent Dieu d'avoir donn� un tel pouvoir aux hommes.

9. Quand Il s'�loigna de l�, J�sus vit un homme qui s'appelait Matthieu assis au p�age. Il lui dit : Suis-moi. Il se leva et Le suivit.

10. J�sus �tait attabl� dans la maison. De nombreux collecteurs d'imp�ts et des p�cheurs arriv�rent pour se mettre � table avec J�sus et Ses disciples.

11. A cette vue, les Pharisiens dirent � Ses disciples : Pourquoi votre ma�tre mange-t-il avec ces publicains et ces p�cheurs ?

12. Quand Il les entendit, Il leur dit : Ce ne sont pas ceux qui se sentent forts qui ont besoin de m�decin, mais ceux qui se portent mal.

13. Allez apprendre ce que signifie : � Je veux la mis�ricorde et non le sacrifice �. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes mais les p�cheurs.

14. Alors les disciples de Jean s'approch�rent en disant : Pourquoi nous, ainsi que les Pharisiens, nous je�nons, et tes disciples ne je�nent pas ?

15. J�sus leur dit : Les fils de la noce peuvent-ils �tre afflig�s tant que l'�poux est avec eux ? Viendront des jours o� l'�poux leur sera enlev�, alors ils je�neront.

16. Personne n'applique un morceau de tissu neuf sur un vieux v�tement ; car la pi�ce ajout�e au v�tement s'arrache et la d�chirure devient pire.

17. De m�me, on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres ; car � coup s�r les outres se d�chirent, le vin se r�pand et les outres sont perdues. Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et les deux se conservent.

18. Comme Il leur parlait ainsi, on vit venir un chef qui se prosterna devant Lui en disant : Ma fille en cet instant est en fin de vie. Mais viens, impose ta main sur elle, et elle vivra.

19. J�sus se leva et le suivit avec Ses disciples.

20. Or une femme perdant du sang depuis douze ans s'approcha par derri�re et toucha la frange de Son v�tement.

21. Elle se disait en effet en elle-m�me : Si seulement je touche son v�tement, je serai sauv�e.

22. J�sus se retourna. Il la vit et dit : Aie courage ma fille, ta foi t'a sauv�e. Et la femme fut sauv�e � cet instant.

23. Arriv� � la maison du chef, Il vit les joueurs de fl�te et la foule qui s'agitait.

24. Il dit : Retirez-vous, en effet la fillette n'est pas morte mais elle dort. Et ils se moquaient de Lui.

25. Quand la foule fut mise dehors, Il entra, saisit sa main et la fillette se r�veilla.

26. Cela s'�bruita dans tout le pays.

27. En sortant de l�, J�sus fut suivi par deux aveugles qui criaient : Aie piti� de nous fils de David !

28. Il entra dans la maison. Les aveugles s'approch�rent de Lui, et J�sus leur dit : Croyez-vous que je puisse faire cela ? Ils Lui dirent : Oui Seigneur.

29. Alors Il toucha leurs yeux en disant : Que vous soyez exauc�s selon votre foi.

30. Et leurs yeux s'ouvrirent. J�sus prit un ton s�v�re en leur disant : Prenez garde que personne ne le sache.

31. Mais une fois sortis, ils �bruit�rent cela dans tout le pays.

32. Quand ils furent sortis, on Lui amena un homme sourd-muet poss�d� d'un d�mon.

33. Il expulsa le d�mon. Le sourd-muet parla et les foules s'�tonnaient en disant : Jamais rien de tel ne s'est produit en Isra�l.

34. Les Pharisiens disaient : Il jette les d�mons dehors par le chef des d�mons.

35. C'est ainsi que J�sus parcourait toutes les villes et les villages, enseignait dans leurs synagogues, proclamait l'�vangile du Royaume et gu�rissait de toute maladie et de toute infirmit�.

36. En voyant les foules, Ses entrailles se nou�rent � leur sujet, car elles �taient fatigu�es et abattues, comme des brebis sans berger.

37. Alors Il dit � Ses disciples : La moisson est grande, mais les ouvriers sont peu nombreux.

38. Priez donc le Seigneur de la moisson afin qu'Il fasse sortir des ouvriers dans sa moisson.

Allez jusqu'au bout de l'Evangile !

Commentaires et annotations

9.1 � 9.8 : Gu�rison d'un paralytique
(Passages parall�les en Marc 2.1-12 et Luc 5.17-26)
9.9 � 9.13 : J�sus appelle Matthieu
(Passages parall�les en Marc 2.13-17 et Luc 5.27-32)
9.14 � 9.17 : Le je�ne, le vieux et le neuf
(Passages parall�les en Marc 2.18-22 et Luc 5.33-39)

Le proph�te �sa�e, quand il �voquait les pratiques rituelles li�es au je�ne, proclamait la Parole de Dieu en ces termes : � Voici le je�ne auquel je prends plaisir :

D�tache les cha�nes de la m�chancet�, D�noue les liens de la servitude, Renvoie libres les opprim�s, Et que l'on rompe toute esp�ce de joug ; Partage ton pain avec celui qui a faim, Et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile ; Si tu vois un homme nu, couvre-le, Et ne te d�tourne pas de ton semblable. � (�sa�e 58.6-7)

A son tour, J�sus exprime ce qu'il ressent � l'�gard d'une autre pratique rituelle : le sacrifice.

Il rappelle cette parole de Dieu transmise par le proph�te Os�e (6.6) : � Car j'aime la mis�ricorde et non les sacrifices. �

Dieu prend plaisir � la compassion et � la mis�ricorde, non aux faux je�nes et aux sacrifices.

Une fois de plus, J�sus professe que ce qui prime, c'est ce qui vient du c�ur. Le vrai sacrifice n'est pas celui des autres.

Ce n'est pas en tuant des animaux que l'on peut s'offrir soi-m�me � Dieu mais en devenant par un changement de mentalit� et de comportement un "sacrifice vivant".

� Je vous exhorte donc, fr�res, par les compassions de Dieu, � offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agr�able � Dieu. Ce sera de votre part un culte conforme � la Parole. � (Romains 12.1)

Tout comme les compassions de Dieu le conduisent � pardonner les p�ch�s, la compassion humaine permet d'exprimer la mis�ricorde autour de soi.

9.18 � 9.26 : Gu�rison et r�surrection
(Passages parall�les en Marc 5.21-43 et Luc 8.40-56)
9.27 � 9.31 : Gu�rison de deux aveugles


9.32 � 9.34 : Gu�rison d'un muet

(Passages parall�les en Matthieu 12.22-24 et Luc 11.14-15)
9.35 � 9.38 : La compassion pour les foules
(Passages parall�les en Marc 6.34 et Luc 10.2)

O� qu'il aille, J�sus �tait assailli de toutes part. Des hommes et des femmes sollicitaient de multiples gu�risons pour eux ou pour leurs proches. Et J�sus r�pondait, par compassion.

Qu'en est-il de nos jours ?

Face � la foule perdue � comme des brebis sans berger �, J�sus est-il toujours rempli de compassion ?

L'expression employ�e dans le texte grec en Matthieu 9.36 se traduit par : "il fut �mu aux entrailles". J�sus parti, il incombait � Ses disciples de poursuivre la mission d'�vang�lisation, d'�tre � leur tour "�mus aux entrailles" face � la mis�re du monde.

� La moisson est grande ... � dit J�sus � Ses disciples !

Mais peu nombreux sont ceux qui s'investissent au sein de la moisson. 2 000 ans plus tard, elle n'a fait que s'accro�tre. La foule des �gar�s, des malades et des d�sesp�r�s, est devenue multitude.

Les progr�s de la m�decine peuvent r�soudre bien des maladies ... mais la d�tresse morale s'accentue.

Pour tenter de rem�dier au mal-�tre, les d�rives spirituelles affectent toutes les couches de la population, y compris parmi les chr�tiens. Certains cherchent une issue spirituelle dans toutes sortes de directions. L'occultisme est � la mode ...

Les uns rapportent du Mexique ou du Guat�mala des statuettes repr�sentant des divinit�s mayas. Elles sont invoqu�es pour faire pleuvoir ou apporter des gu�risons.

D'autres pr�f�reront des "grigris" import�s d'Afrique contre les mauvais sorts jet�s aux enfants. Face � ces gadgets, la Bible enseigne :

� Jamais on n'a appris ni entendu dire, Et jamais l'�il n'a vu qu'un autre dieu que toi f�t de telles choses pour ceux qui se confient en lui. � (�sa�e 64.3)

Bien s�r, ces bibelots n'ont aucun pouvoir miraculeux. Mais sur les march�s du monde, on trouve plus facilement des supports d'idol�trie que des Bibles !

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