EVANGILE de Jésus Christ selon LUC

Le Nouveau Testament comment�

Chapitre 18 ~ Versets 1 � 43

Le publicain et le Pharisien


Traduction Louis Segond 1910

1 J�sus leur adressa une parabole, pour montrer qu'il faut toujours prier, et ne point se rel�cher.

2 Il dit : Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait point Dieu et qui n'avait d'�gard pour personne.

3 Il y avait aussi dans cette ville une veuve qui venait lui dire : "Fais-moi justice de ma partie adverse."

4 Pendant longtemps il refusa. Mais ensuite il dit en lui-m�me : "Quoique je ne craigne point Dieu et que je n'aie d'�gard pour personne,"

5 "n�anmoins, parce que cette veuve m'importune, je lui ferai justice, afin qu'elle ne vienne pas sans cesse me rompre la t�te."

6 Le Seigneur ajouta : Entendez ce que dit le juge inique.

7 Et Dieu ne fera-t-il pas justice � ses �lus, qui crient � lui jour et nuit, et tardera-t-il � leur �gard ?

8 Je vous le dis, il leur fera promptement justice. Mais, quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?

9 Il dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu'elles �taient justes, et ne faisant aucun cas des autres :

10 Deux hommes mont�rent au temple pour prier ; l'un �tait pharisien, et l'autre publicain.

11 Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-m�me : "O Dieu, je te rends gr�ces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adult�res, ou m�me comme ce publicain ;"

12 "je je�ne deux fois la semaine, je donne la d�me de tous mes revenus."

13 Le publicain, se tenant � distance, n'osait m�me pas lever les yeux au ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : "O Dieu, sois apais� envers moi, qui suis un p�cheur."

14 Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifi�, plut�t que l'autre. Car quiconque s'�l�ve sera abaiss�, et celui qui s'abaisse sera �lev�.

15 On lui amena aussi les petits enfants, afin qu'il les touch�t. Mais les disciples, voyant cela, reprenaient ceux qui les amenaient.

16 Et J�sus les appela, et dit : Laissez venir � moi les petits enfants, et ne les en emp�chez pas ; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent.

17 Je vous le dis en v�rit�, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera point.

18 Un chef interrogea J�sus, et dit : Bon ma�tre, que dois-je faire pour h�riter la vie �ternelle ?

19 J�sus lui r�pondit : Pourquoi m'appelles-tu bon ? Il n'y a de bon que Dieu seul.

20 Tu connais les commandements : Tu ne commettras point d'adult�re ; tu ne tueras point ; tu ne d�roberas point ; tu ne diras point de faux t�moignage ; honore ton p�re et ta m�re.

21 J'ai, dit-il, observ� toutes ces choses d�s ma jeunesse.

22 J�sus, ayant entendu cela, lui dit : Il te manque encore une chose : vends tout ce que tu as, distribue-le aux pauvres, et tu auras un tr�sor dans les cieux. Puis, viens, et suis-moi.

23 Lorsqu'il entendit ces paroles, il devint tout triste ; car il �tait tr�s riche.

24 J�sus, voyant qu'il �tait devenu tout triste, dit : Qu'il est difficile � ceux qui ont des richesses d'entrer dans le royaume de Dieu !

25 Car il est plus facile � un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'� un riche d'entrer dans le royaume de Dieu.

26 Ceux qui l'�coutaient dirent : Et qui peut �tre sauv� ?

27 J�sus r�pondit : Ce qui est impossible aux hommes est possible � Dieu.

28 Pierre dit alors : Voici, nous avons tout quitt�, et nous t'avons suivi.

29 Et J�sus leur dit : Je vous le dis en v�rit�, il n'est personne qui, ayant quitt�, � cause du royaume de Dieu, sa maison, ou sa femme, ou ses fr�res, ou ses parents, ou ses enfants,

30 ne re�oive beaucoup plus dans ce si�cle-ci, et, dans le si�cle � venir, la vie �ternelle.

31 J�sus prit les douze aupr�s de lui, et leur dit : Voici, nous montons � J�rusalem, et tout ce qui a �t� �crit par les proph�tes au sujet du Fils de l'homme s'accomplira.

32 Car il sera livr� aux pa�ens ; on se moquera de lui, on l'outragera, on crachera sur lui,

33 et, apr�s l'avoir battu de verges, on le fera mourir ; et le troisi�me jour il ressuscitera.

34 Mais ils ne comprirent rien � cela ; c'�tait pour eux un langage cach�, des paroles dont ils ne saisissaient pas le sens.

35 Comme J�sus approchait de J�richo, un aveugle �tait assis au bord du chemin, et mendiait.

36 Entendant la foule passer, il demanda ce que c'�tait.

37 On lui dit : C'est J�sus de Nazareth qui passe.

38 Et il cria : J�sus, Fils de David, aie piti� de moi !

39 Ceux qui marchaient devant le reprenaient, pour le faire taire ; mais il criait beaucoup plus fort : Fils de David, aie piti� de moi !

40 J�sus, s'�tant arr�t�, ordonna qu'on le lui am�ne ; et, quand il se fut approch�, il lui demanda :

41 Que veux-tu que je te fasse ? Il r�pondit : Seigneur, que je recouvre la vue.

42 Et J�sus lui dit : Recouvre la vue ; ta foi t'a sauv�.

43 A l'instant il recouvra la vue, et suivit J�sus, en glorifiant Dieu. Tout le peuple, voyant cela, loua Dieu.

Nouvelle traduction de la Bible

1. Il leur dit une parabole sur la n�cessit� de prier en tout temps sans se d�courager.

2. Il dit : Il y avait un juge dans une ville qui n'avait ni crainte envers Dieu, ni respect pour les hommes.

3. Une veuve qui vivait dans cette ville venait lui dire : "Venge-moi de mon adversaire".

4. Il refusa pendant longtemps. Puis il se dit en lui-m�me :"Je ne crains ni Dieu, ni ne respecte les hommes."

5. "Mais parce que cette veuve me cause du tracas, je lui rendrai justice, pour qu'elle cesse enfin de m'importuner".

6. Le Seigneur ajouta : Ecoutez bien ce qu'a dit ce juge injuste.

7. Et Dieu ne vengerait pas ses �lus qui patientent en l'implorant jour et nuit ?

8. Je vous dis qu'il leur fera justice bien vite. Mais quand viendra le Fils de l'homme, trouvera-t-il la foi sur terre ?

9. Il dit aussi cette parabole, pour certaines personnes persuad�es d'�tre justes et m�prisantes envers les autres :

10. Deux hommes mont�rent au temple pour prier. Un Pharisien et un publicain.

11. Le Pharisien, debout, priait ainsi en lui-m�me�: "O Dieu, je te rends gr�ces, car je ne suis pas comme le reste des hommes, voleurs, injustes, adult�res, ou bien comme ce publicain."

12. "Je je�ne deux fois par semaine, je paie la d�me de tous mes revenus."

13. Par contre, le publicain, qui se tenait � distance, n�osait m�me pas lever les yeux au ciel. Mais il se frappait la poitrine en disant�: "O Dieu, prends piti� de moi, qui suis un p�cheur."

14. Je vous le dis, celui-ci retourna justifi� dans sa maison, et non l�autre. Car quiconque s��l�ve sera abaiss�, et celui qui s�abaisse sera �lev�.

15. On Lui pr�senta aussi des b�b�s pour qu'Il les touche. En voyant ceci, les disciples les rabrou�rent.

16. Mais J�sus les appela en disant : Laissez venir � moi les petits enfants et ne les emp�chez pas, car le Royaume de Dieu est � ceux qui leur ressemblent.

17. A vrai dire, quiconque n'accueillera pas le Royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera pas.

18. Un des chefs L'interrogea en ces termes : Bon ma�tre, que faire pour h�riter de la vie �ternelle ?

19. J�sus lui dit : Pourquoi m'appelles-tu bon ? Personne n'est bon sinon le Dieu unique.

20. Tu connais les commandements : ne commets pas d'adult�re, ne tue pas, ne vole pas, ne porte pas de faux t�moignage, honore ton p�re et ta m�re.

21. L'autre r�pondit : J'ai observ� tout cela depuis ma jeunesse.

22. Apr�s l'avoir entendu, J�sus lui dit : Il te manque encore une chose. Vends tout ce que tu as et distribue-le aux pauvres. Ainsi tu auras un tr�sor dans les cieux, puis viens, suis-moi.

23. Quand il entendit cela, il devint tout triste car il �tait tr�s riche.

24. En le voyant ainsi, J�sus dit : Qu'il sera difficile � ceux qui ont les richesses d'entrer dans le Royaume de Dieu.

25. Car il est plus facile � un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'� un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu.

26. Ceux qui avaient entendu dirent alors : Mais qui peut �tre sauv� ?

27. Il dit : Ce qui est impossible aux hommes est possible � Dieu.

28. Pierre dit alors : Regarde, nous avons laiss� nos propres biens pour te suivre.

29. Il leur r�pondit : A vrai dire, il n'est personne qui ne laissa maison, femme, fr�res, parents ou enfants � cause du Royaume de Dieu,

30. sans recevoir beaucoup plus en ce temps-ci et, pour l'�ternit� � venir, la vie �ternelle.

31. Il prit les douze aupr�s de Lui et leur dit�: Voici, nous montons � J�rusalem, et tout ce qui a �t� �crit par les proph�tes � propos du Fils de l�homme s�accomplira.

32. Car il sera livr� aux pa�ens�et sera ridiculis�, insult� et couvert de crachats.

33. Et, apr�s l�avoir flagell�, ils le mettront � mort. Puis, au troisi�me jour, il se rel�vera.

34. Mais eux ne comprirent rien � cela�car cette parole leur demeurait cach�e et ils ne savaient pas de quoi il s'agissait.

35. Pendant qu'Il s'approchait de J�richo, un aveugle se tenait assis pour mendier au bord du chemin.

36. Quand Il entendit la foule passer, il s'informa de ce que c'�tait.

37. On lui annon�a que c'�tait J�sus, le Naz�r�en, qui passait.

38. Alors il s'�cria : J�sus, fils de David, aie piti� de moi !

39. Ceux qui marchaient en t�te le rabrouaient pour qu'il se taise mais il criait de plus belle : Fils de David, aie piti� de moi !

40. J�sus s'arr�ta et ordonna qu'il Lui soit amen�. Comme il s'�tait approch�, Il l'interrogea :

41. Que veux-tu que je fasse pour toi ? Il r�pondit : Seigneur, que je retrouve la vue !

42. Alors J�sus lui dit : Retrouve la vue. Ta foi t'a sauv�.

43. Aussit�t, il vit de nouveau et se mit � le suivre en glorifiant Dieu. Tout le peuple qui avait vu cela fit monter sa louange � Dieu.

Allez jusqu'au bout de l'Evangile !

Commentaires et annotations

18.1 � 18.8 : Parabole du juge qu'il faut prier
18.9 � 18.14 : Le publicain et le Pharisien
Sommes-nous des p�cheurs honteux ou des justes certains d'�tre vertueux ?

D'un c�t� le publicain, collecteur d'imp�ts m�pris� par les siens et qui se repent sinc�rement (verset 13). De l'autre, le Pharisien s�r de son bon droit et m�prisant envers le reste du monde (verset 11).

La sentence de J�sus en faveur de celui qui s'humilie est une constante de Son enseignement, dans le prolongement du Premier (Ancien) Testament.

Dieu � se moque des moqueurs, Mais il fait gr�ce aux humbles ... � (Proverbes 3.34)

Ce principe est confirm� par ailleurs dans le Nouveau Testament en :

- Jacques 4.6 : � Dieu r�siste aux orgueilleux, mais il fait gr�ce aux humbles. �

- 1 Pierre 5.5 : � Et tous rev�tez-vous d'humilit� dans vos rapports r�ciproques car Dieu r�siste aux orgueilleux, mais il fait gr�ce aux humbles. �

Le regard que nous portons sur nous-m�mes par rapport aux autres est une source d'�garements.

Ne croyons pas �tre meilleur que "l'autre" et, � l'inverse, n'essayons pas non plus d'�tre aussi brillant que celui que nous croyons meilleur et qui n'est peut-�tre qu'un brillant simulateur.

Effor�ons-nous simplement d'�tre meilleurs que nous-m�mes, jour apr�s jour, en suivant les directives que le Seigneur nous enseigne notamment par la Bible.

J�sus nous conduit sur le chemin de v�rit� qui m�ne � la vie �ternelle en nous ouvrant les yeux ...

18.15 � 18.17 : J�sus et les enfants
(Passages parall�les en Matthieu 19.13-15 et Marc 10.13-16)
18.31 � 18.34 : L'incompr�hension des disciples
(Passages parall�les en Matthieu 20.17-19 et Marc 10.32-34)

A chaque fois que J�sus annon�ait aux disciples Sa mort et Sa r�surrection, ceux-ci demeuraient dans l'incompr�hension.

Les �crits du Premier (Ancien) Testament avaient annonc� ces �v�nements : � Voici, nous montons � J�rusalem, et tout ce qui a �t� �crit par les proph�tes � propos du Fils de l'homme s'accomplira. � (verset 31)

Les disciples n'�taient pas des lettr�s. Ils pouvaient ignorer les proph�ties ou mal les conna�tre.

Ceux qui les connaissaient, docteurs de la loi, scribes ou Pharisiens, n'y croyaient probablement pas puisqu'ils n'ont pas reconnu en J�sus celui qui �tait annonc� en ces termes : � Qui a cru � ce qui nous �tait annonc� ? Qui a reconnu le bras de l'�ternel ? � (�sa�e 53.1)

La r�alisation des proph�ties a transform� la "parole cach�e" en r�v�lation pour nombre d'hommes et de femmes qui ont cru apr�s la mort et la r�surrection de J�sus.

Puis les si�cles se sont �coul�s ...

Toutes les proph�ties ne sont pas encore r�alis�es, notamment celles sur le retour de J�sus.

De ce fait, la Bible est devenue pour beaucoup un "langage cach�".

Elle parle � ceux qui veulent croire, qui ont la foi. Pour eux, c'est un langage sacr� !

La foi produite par la nouvelle naissance du chr�tien repenti ouvre les yeux et les oreilles. Elle ouvre les portes de la connaissance du Royaume de Dieu.

Conna�tre, c'est na�tre avec (co-na�tre). La nouvelle naissance est une "co-naissance" de l'individu avec ce Royaume qui g�t dans son fort int�rieur et aspire � �tre connu.

En faisant �merger le Royaume au niveau de sa conscience, l'�me individuelle peut s'immerger dans l'Esprit Saint.

S'immerger, en grec, c'est "baptizein", qui a donn� en fran�ais : baptiser.

Nous sommes donc en pr�sence d'un bapt�me dans l'Esprit, d'une immersion dans Son Royaume :� Oui, � vrai dire, nul s'il n'est engendr� d�eau et d�Esprit ne peut entrer dans le Royaume de Dieu. � (Jean 3.5)

Cette nouvelle naissance de la conscience personnelle, par son immersion, n'est qu'un pr�alable terrestre � ce qui nous attend dans le Royaume �ternel du Seigneur.

Mais beaucoup, y compris parmi les chr�tiens, demeurent sourds et aveugles aux signes qui annoncent le retour du Seigneur et l'instauration de Son Royaume. C'est pourquoi J�sus s'interrogeait il y a 2000 ans :

� Mais quand viendra le Fils de l'homme, trouvera-t-il la foi sur terre ? � (verset 8)

18.35 � 18.43 : Gu�rison � J�richo
(Passages parall�les en Matthieu 20.29-34 et Marc 10.46-52)

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