EVANGILE de Jésus Christ selon MATTHIEU

Le Nouveau Testament comment�

Chapitre 27 ~ Versets 1 � 66

J�sus condamn� et crucifi�


Traduction Louis Segond 1910

1 D�s que le matin fut venu, tous les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple tinrent conseil contre J�sus, pour le faire mourir.

2 Apr�s l�avoir li�, ils l�emmen�rent, et le livr�rent � Ponce Pilate, le gouverneur.

3 Alors Judas, qui l�avait livr�, voyant qu�il �tait condamn�, se repentit, et rapporta les trente pi�ces d�argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens,

4 en disant : J�ai p�ch�, en livrant le sang innocent. Ils r�pondirent : Que nous importe? Cela te regarde.

5 Judas jeta les pi�ces d�argent dans le temple, se retira, et alla se pendre.

6 Les principaux sacrificateurs les ramass�rent, et dirent : Il n�est pas permis de les mettre dans le tr�sor sacr�, puisque c�est le prix du sang.

7 Et, apr�s en avoir d�lib�r�, ils achet�rent avec cet argent le champ du potier, pour la s�pulture des �trangers.

8 C�est pourquoi ce champ a �t� appel� champ du sang, jusqu�� ce jour.

9 Alors s�accomplit ce qui avait �t� annonc� par J�r�mie, le proph�te : � Ils ont pris les trente pi�ces d�argent, la valeur de celui qui a �t� estim�, qu�on a estim� de la part des enfants d�Isra�l ;

10 et ils les ont donn�es pour le champ du potier, comme le Seigneur me l�avait ordonn�. �

11 J�sus comparut devant le gouverneur. Le gouverneur l�interrogea, en ces termes : Es-tu le roi des Juifs ? J�sus lui r�pondit : Tu le dis.

12 Mais il ne r�pondit rien aux accusations des principaux sacrificateurs et des anciens.

13 Alors Pilate lui dit : N�entends-tu pas de combien de choses ils t�accusent ?

14 Et J�sus ne lui donna de r�ponse sur aucune parole, ce qui �tonna beaucoup le gouverneur.

15 A chaque f�te, le gouverneur avait coutume de rel�cher un prisonnier, celui que demandait la foule.

16 Ils avaient alors un prisonnier fameux, nomm� Barabbas.

17 Comme ils �taient assembl�s, Pilate leur dit : Lequel voulez-vous que je vous rel�che, Barabbas, ou J�sus, qu�on appelle Christ ?

18 Car il savait que c��tait par envie qu�ils avaient livr� J�sus.

19 Pendant qu�il �tait assis sur le tribunal, sa femme lui fit dire : Qu�il n�y ait rien entre toi et ce juste ; car aujourd�hui j�ai beaucoup souffert en songe � cause de lui.

20 Les principaux sacrificateurs et les anciens persuad�rent � la foule de demander Barabbas, et de faire p�rir J�sus.

21 Le gouverneur prenant la parole, leur dit : Lequel des deux voulez-vous que je vous rel�che ? Ils r�pondirent : Barabbas.

22 Pilate leur dit : Que ferai-je donc de J�sus, qu�on appelle Christ ? Tous r�pondirent : Qu�il soit crucifi�.

23 Le gouverneur dit : Mais quel mal a-t-il fait ? Et ils cri�rent encore plus fort : Qu�il soit crucifi� !

24 Pilate, voyant qu�il ne gagnait rien, mais que le tumulte augmentait, prit de l�eau, se lava les mains en pr�sence de la foule, et dit : Je suis innocent du sang de ce juste. Cela vous regarde.

25 Et tout le peuple r�pondit : Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants !

26 Alors Pilate leur rel�cha Barabbas ; et, apr�s avoir fait battre de verges J�sus, il le livra pour �tre crucifi�.

27 Les soldats du gouverneur conduisirent J�sus dans le pr�toire, et ils assembl�rent autour de lui toute la cohorte.

28 Ils lui �t�rent ses v�tements, et le couvrirent d�un manteau �carlate.

29 Ils tress�rent une couronne d��pines, qu�ils pos�rent sur sa t�te, et ils lui mirent un roseau dans la main droite; puis, s�agenouillant devant lui, ils le raillaient, en disant : Salut, roi des Juifs !

30 Et ils crachaient contre lui, prenaient le roseau, et frappaient sur sa t�te.

31 Apr�s s��tre ainsi moqu�s de lui, ils lui �t�rent le manteau, lui remirent ses v�tements, et l�emmen�rent pour le crucifier.

32 Lorsqu�ils sortirent, ils rencontr�rent un homme de Cyr�ne, appel� Simon, et ils le forc�rent � porter la croix de J�sus.

33 Arriv�s au lieu nomm� Golgotha, ce qui signifie lieu du cr�ne,

34 ils lui donn�rent � boire du vin m�l� de fiel ; mais, quand il l�eut go�t�, il ne voulut pas boire.

35 Apr�s l�avoir crucifi�, ils se partag�rent ses v�tements, en tirant au sort, [afin que s�accompl�t ce qui avait �t� annonc� par le proph�te : � Ils se sont partag� mes v�tements, et ils ont tir� au sort ma tunique. �]

36 Puis ils s�assirent, et le gard�rent.

37 Pour indiquer le sujet de sa condamnation, on �crivit au-dessus de sa t�te : Celui-ci est J�sus, le roi des Juifs.

38 Avec lui furent crucifi�s deux brigands, l�un � sa droite, et l�autre � sa gauche.

39 Les passants l�injuriaient, et secouaient la t�te,

40 en disant : Toi qui d�truis le temple, et qui le reb�tis en trois jours, sauve-toi toi-m�me ! Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix !

41 Les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens, se moquaient aussi de lui, et disaient :

42 Il a sauv� les autres, et il ne peut se sauver lui-m�me ! S�il est roi d�Isra�l, qu�il descende de la croix, et nous croirons en lui.

43 Il s'est confi� en Dieu ; que Dieu le d�livre maintenant, s�il l�aime. Car il a dit : Je suis Fils de Dieu.

44 Les brigands, crucifi�s avec lui, l�insultaient de la m�me mani�re.

45 Depuis la sixi�me heure jusqu�� la neuvi�me, il y eut des t�n�bres sur toute la terre.

46 Et vers la neuvi�me heure, J�sus s��cria d�une voix forte : Eli, Eli, lama sabachthani ? c�est-�-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m�as-tu abandonn� ?

47 Quelques-uns de ceux qui �taient l�, l�ayant entendu, dirent : Il appelle Elie.

48 Et aussit�t l�un d�eux courut prendre une �ponge, qu�il remplit de vinaigre, et, l�ayant fix�e � un roseau, il lui donna � boire.

49 Mais les autres disaient : Laisse, voyons si Elie viendra le sauver.

50 J�sus poussa de nouveau un grand cri, et rendit l�esprit.

51 Et voici, le voile du temple se d�chira en deux, depuis le haut jusqu�en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent,

52 les s�pulcres s�ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui �taient morts ressuscit�rent.

53 Etant sortis des s�pulcres, apr�s la r�surrection de J�sus, ils entr�rent dans la ville sainte, et apparurent � un grand nombre de personnes.

54 Le centenier et ceux qui �taient avec lui pour garder J�sus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui venait d�arriver, furent saisis d�une grande frayeur, et dirent : Assur�ment, cet homme �tait Fils de Dieu.

55 Il y avait l� plusieurs femmes qui regardaient de loin ; qui avaient accompagn� J�sus depuis la Galil�e, pour le servir.

56 Parmi elles �taient Marie de Magdala, Marie, m�re de Jacques et de Joseph, et la m�re des fils de Z�b�d�e.

57 Le soir �tant venu, arriva un homme riche d�Arimath�e, nomm� Joseph, lequel �tait aussi disciple de J�sus.

58 Il se rendit vers Pilate, et demanda le corps de J�sus. Et Pilate ordonna de le remettre.

59 Joseph prit le corps, l�enveloppa d�un linceul blanc,

60 et le d�posa dans un s�pulcre neuf, qu�il s��tait fait tailler dans le roc. Puis il roula une grande pierre � l�entr�e du s�pulcre, et il s�en alla.

61 Marie de Magdala et l�autre Marie �taient l�, assises vis-�-vis du s�pulcre.

62 Le lendemain, qui �tait le jour apr�s la pr�paration, les principaux sacrificateurs et les pharisiens all�rent ensemble aupr�s de Pilate,

63 et dirent : Seigneur, nous nous souvenons que cet imposteur a dit, quand il vivait encore : Apr�s trois jours je ressusciterai.

64 Ordonne donc que le s�pulcre soit gard� jusqu�au troisi�me jour, afin que ses disciples ne viennent pas d�rober le corps, et dire au peuple : Il est ressuscit� des morts. Cette derni�re imposture serait pire que la premi�re.

65 Pilate leur dit : Vous avez une garde ; allez, gardez-le comme vous l�entendrez.

66 Ils s�en all�rent, et s�assur�rent du s�pulcre au moyen de la garde, apr�s avoir scell� la pierre.

[Verset 27.35 : passage n'apparaissant pas dans les manuscrits les plus anciens]

Nouvelle traduction de la Bible

1. Le matin venu, tous les grands-pr�tres et les anciens du peuple tinrent conseil contre J�sus sur la fa�on de Le faire mourir.

2. Apr�s L'avoir li�, ils L'emmen�rent et Le livr�rent au gouverneur Pilate.

3. Alors Judas, qui L'avait livr�, voyant qu'Il �tait condamn�, se repentit et restitua les trente pi�ces d'argent aux grands-pr�tres et aux anciens.

4. Il dit : J'ai p�ch� en livrant un sang innoncent. Ceux-ci r�pondirent : Pourquoi venir nous le dire ? C'est � toi de voir.

5. Jetant les pi�ces d'argent dans le sanctuaire, il se retira et s'en alla se pendre.

6. Les grands-pr�tres dirent en prenant les pi�ces d'argent : Il n'est pas permis de d�poser celles-ci dans le tr�sor car c'est le prix du sang.

7. Ils se consult�rent et achet�rent avec l'argent le champ du potier pour la s�pulture des �trangers.

8. C'est pourquoi ce champ est appel� "Champ du sang" jusqu'� pr�sent.

9. Ainsi s'accomplit la parole prononc�e par J�r�mie le proph�te : � Et ils prirent les trente pi�ces d'argent, le prix qu'ils L'avaient �valu�, c'est ainsi que L'estim�rent les fils d�Isra�l.

10. Ils les donn�rent pour le champ du potier, comme le Seigneur me l'avait prescrit. �

11. J�sus fut pr�sent� au gouverneur qui L�interrogea en disant : Es-tu le roi des Juifs ? J�sus d�clara : Tu le dis.

12. Mais quand Il fut accus� par les grands-pr�tres et les anciens, Il ne r�pondit rien.

13. Alors Pilate Lui dit : N�entends-tu pas comment ils t�moignent contre toi ?

14. Il ne lui r�pondit sur aucun point, aussi le gouverneur �tait tr�s �tonn�.

15. A chaque f�te, le gouverneur avait l'habitude de lib�rer un seul prisonnier, selon la volont� de la foule.

16. Ils avaient alors un prisonnier fameux qui s'appelait [J�sus] Barabbas.

17. Comme ils �taient rassembl�s, Pilate leur dit : Lequel voulez-vous que je vous lib�re, [J�sus le] Barabbas, ou J�sus, qu�on appelle Christ ?

18. Car il savait que c��tait par jalousie qu�ils L'avaient livr�.

19. Comme il s'asseyait au tribunal, sa femme lui fit dire : Qu�il n�y ait rien entre toi et ce juste ; car aujourd�hui j�ai �t� tr�s tourment�e en songe � cause de lui.

20. Les grands-pr�tres et les anciens persuad�rent les foules de demander Barabbas afin de faire p�rir J�sus.

21. Le gouverneur leur r�pondit : Lequel des deux voulez-vous que je lib�re ? Ceux-ci dirent : Barabbas.

22. Pilate leur dit : Que ferai-je donc de J�sus, qu�on appelle Christ ? Ils dirent tous : Qu�il soit crucifi� !

23. Il reprit : Quel mal a-t-il donc fait ? Ils cri�rent avec force : Qu�il soit crucifi� !

24. Pilate voyant que cela ne servait � rien, mais que le tumulte grandissait, prit de l�eau et se lava les mains devant la foule en disant : Je suis innocent du sang vers�. A vous de voir.

25. Et tout le peuple r�pondit : Que son sang p�se sur nous et sur nos enfants !

26. Alors il leur lib�ra Barabbas et, apr�s avoir fait flageller J�sus, il Le livra pour qu'Il soit crucifi�.

27. Ensuite les soldats du gouverneur conduisirent J�sus dans le pr�toire et rassembl�rent autour de Lui toute la cohorte.

28. Ils le d�v�tirent et Lui mirent un manteau �carlate.

29. Ils tress�rent une couronne d��pines qu�ils mirent sur Sa t�te, et un roseau dans Sa main droite. Puis ils s�agenouill�rent devant Lui et se moqu�rent de Lui en disant : Salut, roi des Juifs !

30. Ils Lui crach�rent dessus, prirent le roseau et frapp�rent sur Sa t�te.

31. Apr�s s��tre moqu�s de Lui, ils Lui �t�rent le manteau, Lui remirent Ses v�tements, et L�emmen�rent pour Le crucifier.

32. En sortant, ils trouv�rent un homme de Cyr�ne nomm� Simon. Ils le requirent pour porter Sa croix.

33. Ils arriv�rent au lieu-dit Golgotha, ce qui signifie lieu du Cr�ne.

34. Ils Lui donn�rent du vin � boire m�l� de fiel. Il le go�ta et ne voulut pas boire.

35. Apr�s L�avoir crucifi�, ils se partag�rent Ses v�tements en tirant au sort.

36. Une fois assis, ils Le gard�rent.

37. Ils plac�rent au-dessus de Sa t�te le motif de Sa condamnation en �crivant : Celui-ci est J�sus, le roi des Juifs.

38. Deux brigands furent crucifi�s avec Lui, l�un � Sa droite, l�autre � Sa gauche.

39. Les passants L�injuriaient en hochant la t�te.

40. Ils disaient : Toi qui d�truis le temple et le reconstruis en trois jours, sauve-toi toi-m�me si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix !

41. Les grands-pr�tres, avec les scribes et les anciens, se moquaient de m�me en disant :

42. Il en a sauv� d'autres, et il ne peut se sauver lui-m�me ! Il est roi d�Isra�l ? Qu�il descende de la croix et nous croirons en lui.

43. Il a mis sa confiance en Dieu, qu'Il le d�livre maintenant s�Il le veut. Car il a dit : "Je suis Fils de Dieu."

44. Les brigands crucifi�s avec Lui l�insultaient aussi.

45. De la sixi�me heure jusqu�� la neuvi�me, des t�n�bres couvrirent toute la terre.

46. Et vers la neuvi�me heure, J�sus s��cria d'une voix forte : � Eli, Eli, l�ma sabachthani ? � C�est-�-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m�as-tu abandonn� ?

47. Certains qui se tenaient l� l�entendirent et ils dirent : Il appelle Elie.

48. Et aussit�t, l�un d�entre eux courut prendre une �ponge qu�il remplit de vinaigre. Il la fixa � un roseau et il Lui donna � boire.

49. Les autres dirent : Laisse, voyons si Elie vient le sauver.

50. Mais J�sus cria de nouveau d'une voix forte et rendit l�esprit.

51. Alors, le rideau du sanctuaire se d�chira en deux, de haut en bas. La terre trembla et les roches se fendirent.

52. Les tombeaux s�ouvrirent, et de nombreux corps de saints endormis se relev�rent.

53. Sortis des tombeaux apr�s Sa r�surrection, ils entr�rent dans la ville sainte et apparurent � beaucoup de gens.

54. Le centurion, et ceux qui gardaient J�sus avec lui, voyant le s�isme et ce qui venait d�arriver, furent tr�s effray�s. Ils disaient : Vraiment, cet homme �tait Fils de Dieu.

55. De nombreuses femmes �taient l� qui observaient de loin, celles qui avaient accompagn� J�sus depuis la Galil�e et Le servaient.

56. Parmi elles, Marie la Magdal�ne, ainsi que Marie, m�re de Jacques et de Joseph, et la m�re des fils de Z�b�d�e.

57. Le soir venu, un homme riche d�Arimathie, nomm� Joseph, arriva. Lui aussi �tait devenu disciple de J�sus.

58. Il se pr�senta � Pilate pour demander le corps de J�sus. Et Pilate ordonna de Le remettre.

59. Joseph prit le corps et l�enveloppa dans un linceul propre.

60. Il le pla�a dans un tombeau neuf, celui qu�il s��tait fait tailler dans le roc. Apr�s avoir roul� une grande pierre � l�entr�e du tombeau, il s��loigna.

61. Marie la Magdal�ne et l�autre Marie �taient l�, assises devant la tombe.

62. Le lendemain, jour suivant la Pr�paration, les grands-pr�tres et les Pharisiens se rassembl�rent chez Pilate.

63. Ils dirent : Seigneur, nous nous sommes souvenus que cet imposteur a dit, quand il �tait encore vivant : "Apr�s trois jours, je me rel�verai."

64. Ordonne donc que la tombe soit s�rieusement surveill�e jusqu�au troisi�me jour, afin que ses disciples ne viennent pas voler le corps pour dire au peuple : "Il est r�veill� des morts." Cette derni�re imposture serait pire que la premi�re.

65. Pilate leur d�clara : Vous avez une garde. Allez le surveiller comme vous l�entendez.

66. Ils s�en all�rent, s�curis�rent la tombe en scellant la pierre, et laiss�rent la garde.

[Versets 16 & 17 : De nombreux manuscrits omettent le mot J�sus devant Barabbas]

Allez jusqu'au bout de l'Evangile !

Commentaires et annotations

27.1 � 27.2 : J�sus conduit devant Pilate
(Passages parall�les en Marc 15.1 et 23.1 et Jean 18.28)
27.3 � 27.10 : La mort de Judas
(Passage parall�le en Actes 1.16-19)
27.11 � 27.26 : J�sus ou Barabbas ?
(Passages parall�les en Marc 15.2-15 et 23.2-5 & 13-25 et Jean 18.29Jean 19.16)

J�sus n'a pas r�pondu aux questions de Pilate.

De toutes �vidences, Il n'avait pas � se justifier, ni devant Pilate, ni devant les autorit�s religieuses.

Il ne s'agissait pas d'un manque de respect envers les autorit�s ... Il se savait condamn� d'avance.

Il se devait toutefois de signifier � Pilate :

� Tu n'aurais aucun pouvoir sur moi, s'il ne t'avait �t� donn� d'en haut. � (Jean 19.11)

Par principe, toute autorit� vient de Dieu.

Qu'il s'agisse de Pilate ou de tout autre, l'humanit� n'agit sur terre que par d�l�gation consentie par l'autorit� divine.

Le Cr�ateur est le d�positaire du principe initial de l'autorit� sur toutes choses et sur tous les �tres.

Le livre de la Gen�se (1.28) nous enseigne comment Dieu d�l�gua aux hommes l'autorit� sur la terre et l'ensemble des animaux qu'Il avait cr��s.

Se soumettre aux autorit�s sur terre, c'est prouver sa capacit� � se soumettre � Dieu en �liminant l'orgueil, l'ambition, l'esprit de r�bellion qui fut la cause premi�re de la chute de l'humanit�.

� Que chaque individu soit soumis aux autorit�s sup�rieures. Car il n'est d'autorit� qui ne vienne de Dieu, celles qui existent sont �tablies par Dieu.

Aussi, celui qui s'oppose � l'autorit� se dresse contre l'ordre de Dieu. Ceux qui se rebellent ainsi h�riteront de la condamnation sur eux-m�mes. � (Romains 13.1-2)

C'est une attitude parfois difficile � tenir lorsque l'on est confront� � des dictatures ou autres formes de pouvoirs totalitaires. Bien souvent d�munis face � de telles situations, que faire sinon, en priorit�, implorer Dieu comme David ?

� Prot�ge mon �me contre le glaive, Ma vie contre le pouvoir des chiens. � (Psaume 22.21)

C'est au nom d'un tel pouvoir que J�sus fut crucifi� � la place de Barabbas.

Il est int�ressant de s'attarder sur les diff�rentes traductions de ce passage car beaucoup omettent le pr�nom de Barabbas : J�sus.

Ils s'av�re que de nombreux manuscrits ont omis le mot J�sus devant le nom de Barabbas.

Des copistes ont-ils consid�r� que Barabbas �tait indigne de porter le pr�nom de J�sus ?

C'est possible ... mais c'est dommage !

Le nom de J�sus vient de l'h�breux "I�shoua" qui signifie "Dieu sauve".

"Bar-abba", en aram�en, c'est "le fils du p�re".

J�sus Barabbas peut ainsi se traduire par "Dieu sauve le fils du p�re" ... ce qui fut une r�alit� physique puisque le Christ a pris la place de Barabbas sur la croix, ce dernier symbolisant l'humanit� p�cheresse.

Mais le Christ, en prolongeant la vie de Barabbas, lui a aussi donn� une seconde chance d'�chapper au jugement de Dieu par le salut.

La descendance de l'homme Adam, "fils" de Dieu, n'est-elle pas sauv�e de la col�re du P�re par le sacrifice du Fils de Dieu ?

27.27 � 27.31 : Le roi des juifs humili�
(Passages parall�les en Marc 15.16-20 et Luc 23.11 et Jean 19.2-3)
27.32 � 27.44 : J�sus crucifi�
(Passages parall�les en Marc 15.21-32 et Luc 23.26-43 et Jean 19.16-24)

Au verset 44, l'Evangile selon Matthieu pr�cise que les deux brigands crucifi�s aux c�t�s de J�sus l'insultaient.

L'Evangile selon Marc (15.32) confirme cette version des faits et Jean n'en parle pas.

Par contre, l'Evangile selon Luc (23.40-43) nous r�v�le que l'un des deux brigands s'est repenti sur la croix.

Les t�moignages divergent donc. Faut-il en d�duire que certains se soient tromp�s ?

N'est-il pas envisageable que certains t�moins n'aient pas entendu que l'un des brigands s'est converti peu avant sa mort ?

Et quand bien m�me y aurait-il une erreur, nous devons avoir en m�moire que ce qui nous est rapport� provient de sources humaines qui, m�me guid�es par l'Esprit Saint, ne sont pas � l'abri d'une mauvaise interpr�tation, ou m�me d'une erreur de la part des copistes.

27.45 � 27.54 : La mort de J�sus
(Passages parall�les en Marc 15.33-39 et Luc 23.44-48 et Jean 19.28-30)

Parmi les derni�res paroles de J�sus figure au verset 46 la reproduction d'un Psaume de David (22.2) : � Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m�as-tu abandonn� ? �

Que signifie cet appel ?

J�sus conna�t-il alors la d�tresse, le sentiment d'abandon ?

O� s'agit-il d'accomplir les Ecritures en proclamant la r�alisation d'une proph�tie du psalmiste ?

Traqu� par ses adversaires, David s'est interrog� tout comme de nombreux �tres humains confront�s � l'adversit� :

"O� es-tu Seigneur, que fais-tu ?"

Dieu s'est fait homme pour vivre nos souffrances et nous offrir le moyen d'y r�pondre.

Il a v�cu le drame humain jusqu'au bout, avec ses pleurs, de la compassion, une foi incomparable ... et puis le doute ?

Pourquoi ne faudrait-il jamais douter ?

J�sus, dans sa dimension humaine, ne devait-il pas affronter toutes les tentations ?

Et si le doute permet ensuite de se ressaisir pour mieux affronter les �preuves ... pourquoi pas ?

Crucifi� un vendredi, J�sus allait ressusciter le dimanche.

Il nous prouvait ainsi que la d�tresse d'un vendredi peut-�tre suivie d'une renaissance le dimanche ...

27.55 � 27.61 : J�sus enseveli
(Passages parall�les en Marc 15.40-47 et Luc 23.49-56 et Jean 19.25 & 38-42)

Crucifi� et enseveli le vendredi, J�sus est ressuscit� le dimanche, soit le troisi�me jour, au lendemain du sabbat.

Certes, ceci ne repr�sente pas trois jours pleins mais au mieux une quarantaine d'heures.

C'est en effet le temps que l'on peut estimer entre Sa mort (le vendredi vers 15 heures) et le tombeau vide au lever du jour, le dimanche matin vers 7 heures.

Faut-il s'attarder sur la signification de ces dur�es ou les consid�rer comme symboliques ?

Les trois jours �voquent le temps que Jonas passa dans un poisson tout comme la quarantaine �voque une p�riode d'isolement.

Les h�breux ont s�journ� 40 ans dans le d�sert, J�sus fut conduit 40 jours au d�sert pour �tre tent�.

Et pendant 40 heures, J�sus est descendu au s�jour des morts : n'�tait-ce pas Sa derni�re �preuve ?

� C'est pourquoi l�Evangile fut aussi annonc� aux morts, afin que, jug�s selon les hommes dans la chair, ils vivent selon Dieu par l�Esprit. � (1 Pierre 4.6)

27.62 � 27.66 : La garde du tombeau

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